INICIAR SESIĂN21h04
J'me suis faite Ă manger toute seule, aprĂšs avoir manger, je suis directement parti dans ma chambre mais j'ai d'abord regardĂ©e par la fenĂȘtre, l'air pensive. J'Ă©tais seule chez moi, c'est devenue une habitude, ĂȘtre avec mes parents qui travaillent beaucoup puis ĂȘtre seule car ils partent en dĂ©placement. Une larme a coulĂ©e le long de ma joue pour s'Ă©craser sur le rebord de ma fenĂȘtre. Tout ça m'attriste Ă©normĂ©ment, je n'aime vraiment pas vivre comme ça, ce n'est pas une vie. J'ai encore eu l'impression qu'on m'observait, j'me suis dis que c'Ă©tait peut ĂȘtre les hommes de mon pĂšre qui me surveillaient mais normalement, mon pĂšre ne veut pas les mettre du cĂŽtĂ© de ma chambre. Je trouve ça un peu bizarre quand mĂȘme mais peut ĂȘtre qu'il a fait ça parce qu'il a peur que je m'Ă©chappe une seconde fois. On pourrait dire une troisiĂšme fois mĂȘme s'il sait pas que j'me suis Ă©chappĂ© avec Mamadou. MĂȘme si la seconde fois on s'Ă©tait pas Ă©chappĂ© mais on est juste sorti. Bref, j'suis partie me coucher en tombant dans les bras de MorphĂ©e... 9h35 Je me suis rĂ©veillĂ©e de bonne humeur, je suis partie faire ma routine matinale (brossage de dents, douche,...). Je suis descendue pour aller dans la cuisine oĂč il y avait dĂ©jĂ Kayla qui nettoyait tout la cuisine. Moi: Coucou Kayla ça va ? Kayla: Oui ça va et toi ma belle ? Moi: Oui ça va Kayla: Je t'ai prĂ©parĂ©e ton petit dĂ©j' Moi: Oh merci c'est trop gentil Kayla: De rien ma belle J'ai pris mon bol pour aller m'asseoir sur la table Ă manger du salon. AprĂšs avoir terminer, j'ai mis mon bol dans l'Ă©vier pour le laver. Kayla: Fallait pas t'embĂȘter, j'allais le faire Moi: Mais tu ne dois pas toujours faire tout toute seule Kayla, un peu d'aide ne fait pas de mal Kayla: C'est gentil merci Stella J'ai lavĂ© mon bol puis je suis remontĂ©e dans ma chambre, histoire de rĂ©viser un peu. J'ai ouvert mes cahiers de mĂ©decine et franchement... ça me donnait mal Ă la tĂȘte rien qu'en voyant tous ces mots compliquĂ©s. Mais bon, j'ai pas le choix, si je veux rĂ©ussir mon examen, faut que je m'y mette sĂ©rieusement. 11h57 J'Ă©tais toujours sur mes cours quand j'ai entendu Kayla toquer Ă ma porte. Kayla: Stella ? Tu veux que je te prĂ©pare Ă manger ou t'as pas encore faim ? Moi: Hmm... j'ai un petit creux mais pas trop faim, tu peux juste me faire un sandwich avec un jus s'il te plaĂźt ? Kayla: Pas de souci, je t'appelle dĂšs que c'est prĂȘt. Moi: Merci Kayla ! Elle est descendue. J'ai continuĂ© Ă gribouiller sur mon cahier en essayant de retenir ce que je pouvais. Mais mes pensĂ©es revenaient toujours au mĂȘme endroit: la libertĂ©. Pourquoi je devais vivre enfermĂ©e comme ça ? Pourquoi moi ? Quelques minutes plus tard, Kayla m'appela depuis le rez-de-chaussĂ©e. Kayla: Stella, viens manger ma belle ! Je suis descendue, elle avait prĂ©parĂ© un sandwich au poulet avec un jus d'orange frais. Trop bon. Moi: Merci, Kayla. Vraiment, tu prends trop soin de moi. Kayla: C'est normal, tu es comme ma petite sĆur. On a mangĂ© ensemble, et ça m'a fait du bien de pas rester seule. 14h22 Je regardais encore par la fenĂȘtre de ma chambre, et lĂ ... mon cĆur a failli s'arrĂȘter. La silhouette. Celle que j'avais vue l'autre soir. Cette fois-ci, j'Ă©tais sĂ»re de moi, c'Ă©tait pas mon imagination. Un homme, capuche noire sur la tĂȘte, me fixait depuis l'autre cĂŽtĂ© de la rue. Moi: (paniquĂ©e Ă voix basse) C'est pas vrai... il est encore lĂ ... J'ai reculĂ© de la fenĂȘtre, mon souffle s'Ă©tait accĂ©lĂ©rĂ©. Je savais pas si je devais prĂ©venir Kayla ou garder ça pour moi. Mais mon instinct me criait que ça sentait mauvais. Kayla a toquĂ© Ă ma porte quelques instants plus tard. Kayla: Stella, ça va ? Tu veux descendre un peu ? Moi: (vite) Non non, ça va... je prĂ©fĂšre rester ici. Kayla: Bon... comme tu veux, mais si t'as besoin, je suis lĂ . Elle est repartie, mais moi j'Ă©tais toujours paralysĂ©e. Et si c'Ă©tait lui, l'homme qui avait appelĂ© mon pĂšre l'autre jour ? Celui qui avait dit avoir vu « une fille sortir de chez lui »... c'Ă©tait moi. Je me suis allongĂ©e sur mon lit, mais impossible de fermer l'Ćil. Je me sentais observĂ©e. 00h12 J'ai passĂ© la nuit Ă me retourner, mais au petit matin j'ai fini par m'endormir, Ă©puisĂ©e par l'angoisse. Le rĂ©veil a sonnĂ© comme si rien n'Ă©tait arrivĂ©. Le rayon de soleil qui traversait les rideaux m'a aidĂ©e Ă calmer un peu mon cĆur. Je me suis prĂ©parĂ©e et je suis descendue prendre mon petit-dĂ©j. Kayla chantonnait en prĂ©parant le cafĂ©, comme d'habitude. Le calme de la maison Ă©tait presque rassurant. J'ai scrutĂ© la rue depuis la fenĂȘtre du salon: rien, personne. Pas de capuche, pas de silhouette. Juste des voisins qui partaient au travail et un livreur qui tenait un colis. Moi: (soupir) Tu l'as vu, toi, cet homme hier ? Kayla: Non ma belle, rien du tout. Peut-ĂȘtre que c'Ă©tait juste quelqu'un qui regardait par hasard. Tu t'es fait des peurs toute seule. Je lui ai dit que ça allait, mĂȘme si dans un coin de ma tĂȘte je restais un peu mĂ©fiante. Mais l'absence de l'homme me faisait le plus grand bien: pas de trace, pas d'appel, pas d'ombres collĂ©es Ă la fenĂȘtre. Comme si la ville avait rendu son souffle.đ¶ J'ai besoin d'une boisson qui me fait des frissons et moi en tĂȘte j'ai dĂ©jĂ ma potion đ¶ __________________________________________________________________ Je suis remontĂ©e dans ma chambre sous le regard de Nelson. Nelson: (intriguĂ©) Tu vas oĂč comme ça ? Moi: Dans ma chambre Nelson: Oui c'est ça ouais tu vas regarder ton amoureux par la fenĂȘtre J'ai roulĂ© des yeux en montant les escaliers. ArrivĂ©e dans ma chambre, je me suis jetĂ©e sur le lit j'ai cherchĂ© le numĂ©ro de mon pĂšre d'abord. Je vais aller me plaindre Ă lui. Dans la peau de Christian đLuanda, Angola, 10h12 Je me suis rĂ©veillĂ© ce matin dans les bras de ma femme. Aujourd'hui j'ai beaucoup d'affaires Ă rĂ©gler ici. Sara m'accompagne dans ce voyage d'affaires car elle va voir sa famille. Moi, je vais rĂ©gler quelques petites choses avec un grand patron d'ici. Vous savez que le faite d'ĂȘtre chef de gang me lasse et j'aimerai bien arrĂȘter tout ça. Avec tout l'argent que je me suis fait, j'aimerai i
đ¶ J't'ai vue, tu Ă©tais belle et mignonne, pas attirĂ©e par l'million (ah, ah, ah) Et j'aime pas quand tu m'ignores, quand tu me fais la minotte (ah, ah, ah) đ¶ __________________________________________________________________ Stella: (en colĂšre) C'est pas juste. Vous parlez de moi comme si j'Ă©tais un secret, une erreur. Comme si j'avais rien Ă dire dans tout ça. Youness: (en tentant de se contenir) Stella, retourne dans ta chambre. C'est pas une discussion pour toi. Stella: (en avançant) Si, justement. Parce que ça me concerne. C'est moi qu'tu veux enfermer, moi qu'tu veux protĂ©ger au point d'm'Ă©touffer ! Et lui (en dĂ©signant du doigt) il fait juste ce qu'toi t'as jamais fait: il m'Ă©coute. Youness serre les dents, furieux, mais surpris. Il la regarde avec cette expression de grand frĂšre Ă bout de nerfs. Youness: Tu comprends pas ce que tu dis, Stella. Tu joues avec un truc dangereux. Ce monde, c'est pas des sentiments et des promesses, c'est des balles et des trahisons.
đ¶ Quand on ne sait pas ce qu'on veut, on perd souvent ce qu'on aJe crois qu'enfin je l'ai compris, c'est juste un petit peu trop tard đ¶ __________________________________________________________________ Je l'ai regardĂ©, le souffle court. Moi: (nerveuse) Yassine... c'est quoi cet endroit ? Pourquoi tu m'emmĂšnes ici ? Il m'a fait face. Et dans ses yeux, j'ai vu cette mĂȘme flamme que la veille. Mais ce soir, elle brĂ»lait plus fort. Yassine: Parce que j'en peux plus, Stella. Parce que si je garde tout ça pour moi, j'vais exploser. Il a passĂ© une main dans ses cheveux, nerveux, avant de s'approcher lentement. Yassine: J'me suis dit que si j'te fuyais, ça passerait. Que si je gardais mes distances, ça finirait par s'Ă©teindre. Mais Ă chaque fois que je te vois, que t'ouvres la bouche, que tu ris, j'me rends compte que c'est pire. J'ai senti mon cĆur se serrer. Yassine: (la voix qui tremble lĂ©gĂšrement) T'es lĂ , dans ma tĂȘte, dans mes pensĂ©es, mĂȘme quand j'essaie d'pen
đ¶ Tout ce que tu veux, j'te le paye Mais sache qu'on a rien sans rien đ¶ __________________________________________________________________ J'entends le silence derriĂšre sa porte, puis un lĂ©ger bruit, comme si elle bougeait encore. Je frappe doucement. Rien. Moi: (en chuchotant) Stella, c'est moi... ouvre. La porte s'entrouvre aprĂšs quelques secondes. Ses yeux sont encore Ă©veillĂ©s, fatiguĂ©s, mais surpris. Stella: (Ă voix basse) Yassine ? Qu'est-ce que tu fais lĂ ? Je baisse les yeux, un peu honteux. Mais je devais lui parler. Moi: J'peux entrer une minute ? Elle hoche la tĂȘte, intriguĂ©e, et s'Ă©carte doucement pour me laisser passer. Je referme la porte derriĂšre moi, sans bruit. Et lĂ , seul avec elle, je sens mon cĆur se resserrer encore une fois. Moi: (doucement) Faut qu'on parle, Stella. Parce que si on continue comme ça... on va tout faire exploser. Dans la peau de Stella Quand j'ai ouvert la porte, j'pensais que c'Ă©tait Kayla ou peut-ĂȘtre mĂȘme Youn
đ¶ Ce soir, ils vont pas m'pĂ©ter (pĂ©ter) J'suis trop en pĂ©tard, c'est cuit (cuit) đ¶ __________________________________________________________________ Dans la peau de Stella Quand ils sont sortis du bureau, j'ai senti l'ambiance glaciale. Youness s'est approchĂ© de moi, d'un pas lent, regard sĂ©rieux. Youness: (posĂ© mais ferme) Stella, faut qu'on parle. Moi: (un peu nerveuse) Qu'est-ce qu'il y a ? Youness: J'vais ĂȘtre clair avec toi. Ce que tu ressens, ou ce que tu crois ressentir pour Yassine... oublie. Mon cĆur s'est arrĂȘtĂ© net. Moi: (hĂ©sitante) Quoi... qu'est-ce que tu racontes ? Youness: (regard droit dans le mien) Toi et lui, c'est impossible. Pas parce que j'veux t'en empĂȘcher, mais parce que ton pĂšre dĂ©truirait tout ce qui vous entoure s'il dĂ©couvrait le moindre truc. Je suis restĂ©e silencieuse, les lĂšvres entrouvertes. Moi: (bas) Et lui, il t'a dit quoi ? Youness: Qu'il savait oĂč Ă©tait sa place. Et toi, tu devrais le savoir aussi. Ses mots m'ont frappĂ©e en plein
đ¶ J'viens du tieks depuis que j'suis petit, c'est la misĂšre J'viens d'Afrique depuis tout petit, j'me sens lĂ©sĂ© laisser Le temps passer, ils sont tous morts dans mes plavsđ¶ __________________________________________________________________ Alors j'ai dĂ©cidĂ© de tester. Subtilement. Je me suis approchĂ©e de lui dans le salon, feignant la dĂ©sinvolture. Il Ă©tait assis sur le canapĂ©, en train de nettoyer son arme, comme souvent. ConcentrĂ©, trop concentrĂ©. Moi: (souriante) Tu fais quoi ? Yassine: (sans lever les yeux) Je bosse. Moi: (en haussant un sourcil) SĂ©rieux ? MĂȘme pas un petit "ça va, Stella ?" Yassine: (froid) Ăa va, Stella. Le ton. Sec, distant. Mais ses mains tremblaient un peu, je l'ai vu. Ok, donc monsieur veut jouer au mec froid. TrĂšs bien. Je me suis rapprochĂ©e encore un peu, juste assez pour qu'il sente mon parfum. Je me suis penchĂ©e pour attraper un coussin Ă cĂŽtĂ© de lui, lentement. Il s'est figĂ©. Une seconde Ă peine, mais je l'ai vue, cette hĂ©sitation. M
đ¶Elle mâa tapĂ© dans lâĆil, elle sâest trop mis en valeurJâai pris son num, jâlâappĂšlerai tout Ă lâheure đ¶ __________________________________________________________________ Elle sourit, un sourire qui me fait fondre Ă chaque fois. Et moi, je me surprends Ă vouloir que cette heure dure Ă©ternel
đ¶Elle aime trop se faire belles Alice aux pays des merveilles lâautre en a rien Ă f*utre souvent jogging Ă©nervĂ©đ¶ __________________________________________________________________ Je prends une grande inspiration, je dĂ©marre la voiture, et avant mĂȘme de quitter l'allĂ©e, je tourne la tĂȘte vers
đ¶Tu voulais mon coeur jâte lâai donnĂ©e Tu mâen demande plus encore (câest mort)đ¶ __________________________________________________________________ Je pris un air innocent, mains dans le dos. Moi: J'voulais juste... sortir un peu. Genre prendre l'air. Rien de fou Youness: (en haussant un so
đ¶ Le genou Ă terre le regard vers les cieux, Aujourd'hui tout va mal demain tout ira mieux đ¶ __________________________________________________________________ 1 semaine est passĂ© depuis l'intrusion de ce type envoyĂ© par Soledad. Tout c'est un peu calmĂ©, mais on reste tout de mĂȘme vigilant.







