Share

Chapitre : 4

last update Tanggal publikasi: 2026-03-29 22:46:26

Ces cinq hommes étaient hors du commun, pires qu’une armée entière. Ils avaient subi des entraînements durs, intenses, des tortures, traités comme des animaux. Même Olivia les connaissait parfaitement. La dernière fois qu’elle s’était attaquée à l’un d’eux, elle avait failli y laisser la vie. Même Vincenzo ne pouvait en battre un seul. On ne les appelait que lorsque la situation était hors de contrôle. Ils ne rataient jamais leurs cibles.

— Pas pour le moment. Laisse-moi essayer de raisonner Olivia. Ensuite, tu pourras les déployer.

— Tu as quarante-huit heures pour m’apporter un résultat. Sinon, je prendrai la situation en main.

Vincenzo se leva sans répondre et sortit.

***

ITALIE

Kaïra avait conduit toute la nuit sans fermer l’œil. Repérant une maison qui ne présentait aucun signe de vie, comme si les occupants étaient au travail, elle décida de s’y installer provisoirement avec Nicolas et Brayan. Avant cela, elle alla cacher la voiture.

— Nous resterons ici deux jours avant de repartir. En attendant, je vais voir si nous trouvons quelque chose à manger.

— Tu comptes fouiller la maison des autres ?

Elle ne répondit pas. Elle disparut quelques minutes et revint avec deux boîtes de chips. Elle en tendit une à Nicolas, qui hésita avant de la prendre. Ils mangèrent presque chacun deux boîtes, sauf Brayan qui n’en prit que la moitié.

— Je reviens.

— Où vas-tu ?

— Voir si on peut se laver et changer de vêtements.

C’est alors que Nicolas remarqua quelque chose.

— Tu saignes.

— Ce n’est rien.

— Comment ça, rien ? Laisse-moi voir.

— Ne t’inquiète pas, je vais juste…

Elle s’interrompit et s’écroula. La balle reçue durant la nuit venait de faire son effet. Nicolas se précipita vers elle. Elle avait de la fièvre.

Il fouilla dans son sac. Heureusement, elle avait gardé une trousse de secours.

— Kaïra, tu m’entends ? Réveille-toi.

Aucune réaction. Il imbiba un coton d’alcool et nettoya la plaie. Il n’avait aucune idée de comment extraire une balle. Il n’était pas médecin.

Soudain, elle ouvrit lentement les yeux.

— Que s’est-il passé ?

— Tu t’es évanouie. On dirait que la partie s’est infectée. J’ai voulu t’aider, mais je ne sais pas comment faire.

— Merci, chéri. Laisse-moi faire.

Elle se redressa, prit le matériel nécessaire et commença à extraire la balle. Après quelques minutes, elle l’avait retirée et se mit à recoudre la plaie. Nicolas resta sans voix.

— Comment peux-tu faire ça sans anesthésie ?

— Je suis habituée. La douleur fait partie de mon quotidien. Merci, chéri. Maintenant, je vais voir si je trouve autre chose pour nous.

— Non. Reste ici avec Brayan. Je vais y aller. Repose-toi.

— D’accord. Fais attention à toi.

Nicolas disparut dans le couloir. Il revint quelques minutes plus tard.

— Il y a une salle de bain au fond.

— Va prendre ton bain avec Brayan. Je vais chercher de quoi nous changer.

— D’accord.

Nicolas obéit. Kaïra rassembla toutes ses forces, se leva et se rendit dans la chambre. Elle commença à fouiller les affaires. Elle tomba d’abord sur un petit jean et une chemise pour Brayan. À croire que ceux qui vivaient dans cette maison avaient un enfant du même âge que lui. Peut-être l’aurait-elle su s’il y avait eu des photos de famille accrochées aux murs.

Elle continua de fouiller jusqu’à ce qu’elle trouve enfin des vêtements que Nicolas pourrait porter. Au moment de sortir de la chambre, elle remarqua quelque chose d’anormal : l’armoire était mal fermée. Elle essaya de la refermer, mais c’était quasiment impossible. Décidée à comprendre, elle prit l’initiative de retirer l’armoire pour voir ce qui bloquait.

Dès qu’elle la déplaça, elle resta figée. Elle n’en croyait pas ses yeux. Derrière, il y avait des liasses de billets emballées avec des élastiques.

Un large sourire se dessina sur ses lèvres. Elle ne pouvait pas demander mieux. Elle prit un sac qui se trouvait dans la chambre et ramassa tous les billets. Elle ne laissa même pas un seul élastique.

De retour au salon, elle tomba sur Nicolas et Brayan.

— C’est quoi ce sac ?

— Ce qui va nous aider encore plus. C’est de l’argent.

— Quoi ? Tu veux le voler ?

— Nous en aurons besoin, Nicolas. Que font ces gens-là pour avoir autant d’argent ? À mon humble avis, ce sont des voleurs ou des trafiquants. Je suis sûre et certaine que cette somme n’est rien pour eux. Nous n’avons pas trop le temps, sinon je suis sûre qu’il y aurait un autre endroit secret ici avec encore plus d’argent.

— Je ne te reconnais pas du tout.

— Ce n’est pas le moment de me faire la morale à nouveau.

— Et si tu étais morte hier ? As-tu pensé à ton fils ? À moi ?

— C’est justement à cause de vous que je suis prête à me battre contre l’organisation. Cet argent m’aidera à vous mettre à l’abri avant de les confronter.

— Nous mettre à l’abri ?

— Trêve de bavardage. Enfile ceci à Brayan. Toi, tu peux mettre ça. Je vais prendre ma douche et nous allons nous casser d’ici le plus vite possible avant l’arrivée des propriétaires.

Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 35

    Le juge eut un moment de doute. Le stress qu'il venait de subir le hantait encore, et à cela s'ajoutait ce que Kaïra lui avait confié sur l'organisation. Il se leva et croisa les mains, comme s'il allait y trouver son courage.— Pourquoi ne pas appeler la police tout de suite pour leur parler de ça ?— C'est dangereux. Du moment où votre concurrent a essayé de passer par là, vous devriez comprendre que ce n'est pas une petite organisation, cela appartient au gouvernement.— Tous ces meurtres, c'était donc eux ?— Oui, c'est ça. Vous devez m'aider.Il hésita encore et encore.— Je vous en supplie, vous me devez au moins cela.— Laissez-moi réfléchir.— L'heure n'est pas à la réflexion, monsieur. S'ils apprennent qu'elle vous a raté, ils enverront d'autres personnes pour vous tuer.— À vrai dire, je n'ai pas le choix ?— Vous avez le choix : mourir ou les faire périr. Et pour cela, vous aurez besoin de moi, comme moi j'ai besoin de vous.Il n'avait plus le choix. S'il voulait vraiment r

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 34

    À travers les petites ouvertures des rideaux, elles pouvaient voir la jeune demoiselle discuter avec le juge sur le canapé. Les deux tenaient un verre rempli de vin.— Je vais entrer. Assure mes arrières, dit Kaïra. Si j'ai besoin de ton aide, je te ferai signe. Je vais essayer de voir s’il y a une entrée derrière.— D’accord.Kaïra se leva, traversa la cour et se rendit à l’arrière de la maison. Là-bas, elle trouva une porte. Elle essaya de l’ouvrir, mais c’était fermé. Elle sortit quelques outils de sa poche et les inséra dans la serrure. Elle tourna plusieurs fois jusqu’à ce que la porte s’ouvre.Elle entra à l’intérieur et referma la porte derrière elle.Elle marcha sur la pointe des pieds jusqu’au séjour où se trouvaient les deux.À peine avait-elle franchi le seuil que la jeune demoiselle passa à l’action. Elle commença à caresser le juge, qui se plongea aussitôt dans son monde. Les yeux fermés, il l’encourageait sans le vouloir à aller plus loin.— Ça suffit ! cria Kaïra.Les d

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 33

    Le juge se tut un instant avant de trancher.— Voici ce que nous allons faire. Pour le moment, je suis en train de travailler sur un dossier. Si vous avez gardé le certificat de mariage, vous allez le déposer chez ma secrétaire. Je jetterai un coup d’œil là-dessus et je vous rappellerai demain soir pour vous dire comment nous allons procéder.— Merci monsieur, dit-elle en caressant la main du juge.Elle se leva lentement, s’approcha de lui, lui caressa légèrement la tête, puis glissa sa main dans son pantalon et saisit son sexe. Le juge, qui ne comprenait rien à ce qui se passait, l’arrêta aussitôt.— Qu’est-ce que vous faites ? demanda-t-il. Ici, c’est mon bureau.— Je le sais, murmura-t-elle d’une voix envoûtante. C’est ma façon de vous remercier, monsieur.— Vous pouvez laisser tomber. Je n’aime pas cette façon de remercier.— Laissez-vous aller, vous allez aimer.Elle passa sa langue derrière l’oreille du juge. Celui-ci devint comme un enfant : il avait oublié la notion du temps.

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 32

    Vincenzo se leva de son siège.— C’est là le problème. Elle sait déjà que c’est toi qui veux assurer la mission. Changer de personne serait une très bonne idée.— Et qui comptes-tu mettre sur la tâche ?— J’ai une recrue compétente pour ça. Elle s’appelle Alexiane. Elle va s’occuper de lui. Elle le fera très bien.— Puisque tu insistes, je n’ai pas le choix que d’accepter.— Merci. Tout à l’heure, Alexiane passera te voir. Tu lui diras ce que tu as prévu de faire, histoire de voir si cela l’arrange.— C’est compris. On fera comme ça.Luc sortit et Julie entra.— Julie, tu sais que normalement je devrais te tuer ? demanda Vincenzo en reprenant sa place.— Oui, je le sais, répondit-elle en baissant la tête.Elle tremblait.— Calme-toi. Je ne te ferai rien de grave. Néanmoins, j’aimerais te confier une mission.— Si cela peut me faire me racheter, je le ferai.— Tu es la meilleure hackeuse. Peux-tu essayer de traquer Olivia ? Je sais que tu le fais déjà, mais j’aimerais que tu redoubles

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 31

    Vincenzo serra les poings.— Depuis quand la famille passe avant l’organisation ? Hein, Nicodème ?— Tu n’as aucune idée de ce qu’est la famille.— Peut-être que j’ignore ce que c’est, mais jamais je ne trahirai l’organisation. Puisque c'est ma seule famille. Tu as dit qu’elle allait s’en prendre à ta famille. J’espère qu’elles sont toutes deux en vie ?— Tu le fais exprès en me posant cette question ? Tu sais très bien que les deux sont mortes, calcinées.— Qu’est-ce que tu lui as donné ?— Je lui ai donné tout, tout ce qu’elle voulait.Vincenzo n’attendit pas une seconde de plus. Il sortit son arme et la braqua sur Nicodème.— En faisant cela, j’espère que tu connaissais la sentence qui allait en découler ?— Oui, je le savais.— C’est toi qui m’as appris ce que je sais. Tu as été mon maître, Nicodème. Je t’ai toujours respecté. Alors pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi avoir trahi l’organisation ? Hein ? Pourquoi l’avoir fait pour elle ?— Je l’ai fait pour ma famille. Je n’avais pas

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 30

    Kaïra serra Ornelle très fort.— Merci beaucoup. Merci infiniment, Ornelle.Ornelle se mit à pleurer à son tour. Les souvenirs étaient remontés de son côté aussi.Les deux restèrent ainsi pendant une trentaine de minutes avant de se détacher l’une de l’autre.— Il faut que je consulte les dossiers que Nicodème m’a donnés.— Je pense que tu devrais te reposer.— Je n’aurai de repos que quand cette histoire finira.Kaïra se leva, saisit le PC et s’assit sur le lit. Elle l’alluma, entra dans les fichiers des nouvelles missions et commença à parcourir le contenu.— Tu devrais lire ceci, fit-elle en tendant le PC à Ornelle.— Fais-moi voir.Ornelle prit le PC et parcourut rapidement le contenu.— Un juge qui demande que son concurrent soit assassiné avant les élections ? s’étonna Ornelle.— Continue de fouiller.— Et c’est Nicolas qui est sur le coup ? Bon sang. C’est quoi ce merdier ?— On doit faire quelque chose, Ornelle. Pour faire tomber l’organisation, je pense que c’est par là qu’on

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 5

    Sur ces mots, Kaïra déposa les affaires et se rendit sous la douche. Après quelques minutes, elle en sortit, enfila la tenue trouvée, prit le sac d’argent et attrapa aussi celui contenant les pistolets. Nicolas, lui, se contentait de s’occuper de Brayan qui s’était endormi.— Maintenant, allons-nou

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 3

    Profitant d’une ouverture, elle sortit son arme et tira sur la voiture de droite. La balle creva le pneu avant. Le véhicule perdit le contrôle et alla s’écraser contre un poteau.Il ne restait plus que ceux de gauche. Les tirs continuaient. Nicolas détacha Brayan et l’allongea au sol, se protégeant

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 2

    Nicolas n’arrivait pas à croire ce qu’il venait d’entendre. C’était comme s’il rêvait, un rêve qui semblait ne jamais vouloir finir.— Dis-moi que c’est une blague, Kaïra.— Malheureusement, non. Je n’ai jamais eu le choix, Nicolas.— Le choix ? On a toujours le choix. Je déteste cette façon de pen

  • TRAQUE SANS FIN 1 : Le gouvernement    Chapitre : 1

    ITALIEIl sonnait exactement neuf heures lorsqu’une voiture noire s’arrêta devant un supermarché. Son occupante, une jeune femme belle et élégante dans la quarantaine, observa son visage dans le rétroviseur central.Elle ajusta sa coiffure, passa du rouge à lèvres, puis ouvrit la portière.D’un pas

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status