หน้าหลัก / Romance / Tabou : Liens et Péchés / Thèse sur le Plaisir - Chapitre 6

แชร์

Thèse sur le Plaisir - Chapitre 6

ผู้เขียน: Janne Vellamour
last update วันที่เผยแพร่: 2026-01-15 00:35:01

Chapitre 6

L’attente avait été un supplice calculé. Trois jours. Soixante-douze heures d’abstinence programmée. Quatre mille trois cent vingt minutes de torture délibérée. Elle avait compté chacune d’elles.

Son appartement semblait s’être transformé en cellule de prison, chaque objet banal — la brosse à cheveux sur le lavabo, la tasse de café du matin, le lit défait — lui rappelant son absence. Même ses rêves étaient devenus complices, apportant des visions humides qui la faisaient se réveiller avec les draps entre les jambes et son nom sur les lèvres.

Lorsque le téléphone vibra enfin sur la table de chevet à 2h47, elle était déjà réveillée. Son cœur s’emballa avant même qu’elle lise le message. Ses doigts tremblaient en déverrouillant l’écran.

"Bureau. Maintenant."

Rien de plus. Jamais plus. Il ne gaspillait jamais de mots quand les actions parleraient plus fort.

Le bâtiment de la faculté était désert à cette heure, les couloirs éclairés seulement par les lumières de sécurité qui projetaient des ombres allongées sur les murs. Ses pas résonnaient dans le silence, ses talons hauts martelant le sol de marbre comme un compte à rebours vers quelque chose d’inévitable.

La porte de son bureau était entrouverte. Une invitation. Un piège. Pour elle, c’était la même chose.

La lumière ambrée de la lampe de bureau dessinait un rectangle doré sur le sol. Il était assis derrière le bureau, la posture parfaite du professeur, les lunettes reposant sur son nez, les doigts entrelacés sous le menton. La tenue impeccable — chemise blanche aux manches soigneusement retroussées sur les avant-bras, gilet gris, cravate desserrée — contrastait avec le regard qui la dévorait vive.

— Ferme la porte à clé, ordonna-t-il sans élever la voix.

Le clic de la serrure résonna comme un coup de feu dans le silence. Ses doigts hésitèrent sur le verrou.

— La clé aussi.

Le métal froid tourna avec un grincement final. Ils étaient maintenant enfermés. Seuls. Exactement comme il le voulait.

— Enlève tes vêtements. Il retira ses lunettes avec des gestes délibérés, les nettoyant sur le tissu de son gilet. Lentement. Je veux te voir te défaire.

La robe noire — qu’elle avait choisie en sachant qu’il approuverait — glissa de ses épaules comme un liquide, révélant la lingerie qu’il lui avait fait acheter la semaine précédente. La culotte en dentelle noire était presque décorative, si fine qu’elle servait à peine son but. Le soutien-gorge assorti, avec des bretelles qui se croisaient dans le dos comme une toile d’araignée.

— Tourne.

Elle obéit, exécutant une rotation lente sous son regard scrutateur. La climatisation fit durcir ses mamelons sous le tissu transparent.

— Mieux que dans mon rêve, murmura-t-il, se levant enfin. Ses pas étaient silencieux, prédateurs. Tu as rêvé de moi ?

— Non, mentit-elle, les doigts se tordant sur les côtés de ses cuisses.

Il rit, bas et rauque, tout en sortant son téléphone de la poche de son gilet. L’écran montrait son historique de recherches : "causes des rêves érotiques fréquents", "comment arrêter de fantasmer", "dépendance au sexe dangereuse ?".

— Un mensonge si pathétique. Ses doigts tracèrent sa clavicule, s’arrêtant à l’endroit où son pouls accéléré bondissait sous la peau. Tu dégoulines pour moi en ce moment, n’est-ce pas ?

Elle ne répondit pas. Ce n’était pas nécessaire. Son corps trahissait toujours ses secrets mieux que n’importe quel mot.

D’un mouvement brusque, il la poussa contre le bureau. Des papiers volèrent, un stylo roula au sol avec un clic métallique. Le bois glacé brûla sa peau nue.

— Penche-toi.

Lorsqu’elle se courba, il écarta la dentelle d’un doigt, sifflant doucement en découvrant son humidité évidente.

— Si mouillée que ça coule sur les cuisses, observa-t-il, se frottant les doigts sur elle avant de les porter à sa bouche. Et le goût… ça sent encore moi.

La première gifle vint sans avertissement. Dure. Précise. À la jonction parfaite entre la cuisse et la fesse. Elle cria, ses doigts s’agrippant au bord du bureau.

— Compte.

— Un, gémit-elle.

La seconde fut plus forte, laissant la peau brûlante.

— Deux.

Lorsqu’elle arriva à cinq, ses jambes tremblaient. À dix, des larmes chaudes coulaient sur son visage, se mêlant au rouge à lèvres qu’il aimait tant.

— Regarde ce que tu me fais, gronda-t-il, guidant sa main pour lui faire sentir son érection à travers le tissu du pantalon. Tout est de ta faute.

Le bruit de la fermeture éclair qu’on descend semblait amplifié dans le silence du bureau. Quand il entra enfin en elle, ce fut d’un seul coup — brutal, sans préparation, arrachant un cri qu’il étouffa avec sa paume.

— Silence, ordonna-t-il contre son oreille. Je veux n’entendre que les gémissements que je te laisserai faire.

Chaque poussée était une affirmation de possession. Il la tirait par les hanches, la frappant avec assez de force pour déplacer le bureau de quelques centimètres à chaque coup. Dans le miroir devant elle, elle voyait son reflet — le visage rougi, les lèvres gonflées, les yeux vitreux de plaisir.

— Tu es à moi, gronda-t-il, une main s’enroulant dans ses cheveux pour tirer sa tête en arrière. Ma pute. Ma droguée. Ma création.

Elle acquiesça d’un murmure incohérent lorsque ses doigts trouvèrent son clitoris, le frottant avec la pression parfaite que lui seul connaissait.

— Jouis, ordonna-t-il, mordant son épaule. Jouis maintenant.

L’orgasme la frappa comme un tsunami, lui coupant le souffle, faisant se contracter ses muscles autour de lui comme un gant. Il ne s’arrêta pas, continuant à bouger en elle tandis que les vagues de plaisir l’agitaient encore.

— Encore, exigea-t-il, la faisant pivoter pour l’asseoir sur le bord du bureau. Je veux voir ton visage quand tu craques.

Cette fois, ce fut plus lent, plus cruel. Chaque centimètre de pénétration prolongé jusqu’à l’agonie. Quand elle atteignit à nouveau la limite, il tira ses cheveux en arrière, forçant son cou à s’étirer.

— Ouvre.

Elle ouvrit la bouche docilement, acceptant chaque jet chaud sur sa langue, avalant comme la bonne fille qu’il l’avait faite.

Quand il la lâcha enfin, elle glissa du bureau au sol, les genoux faibles, le corps encore secoué de soubresauts.

— Maintenant tu peux supplier, dit-il, s’écartant pour se rajuster avec des gestes précis.

Et elle le fit. Avec des mots rauques. Avec des larmes qui brûlaient des traces salées sur son visage. Avec des promesses qu’elle savait ne jamais pouvoir tenir.

Il la souleva alors dans ses bras, la portant jusqu’à la fenêtre ouverte donnant sur le campus vide. Quand il la pénétra à nouveau — lentement, presque tendrement — ce fut avec un murmure contre son cou :

— Demain tu reviens. Et après-demain aussi. Jusqu’au jour où je dirai stop.

Et elle savait, avec la certitude sombre de celle qui a trouvé sa drogue parfaite, qu’il ne le dirait jamais.

อ่านหนังสือเล่มนี้ต่อได้ฟรี
สแกนรหัสเพื่อดาวน์โหลดแอป

บทล่าสุด

  • Tabou : Liens et Péchés   Incendie sur les voies ferrées - Chapitre 5

    Le métro filait à toute allure dans les tunnels, le balancement des wagons résonnant comme un pouls sauvage qui faisait écho à la tempête qui agitait Camila Duarte. Enfoncée dans le siège en plastique, désormais brûlant et glissant sous sa peau moite, elle peinait à reprendre son souffle. Sa jupe crayon, remontée à la taille, laissait apparaître sa généreuse poitrine sous son chemisier de soie déchiré, son soutien-gorge tordu pendant comme un drapeau blanc. Ses cheveux bruns, enfin défaits, cascadaient en mèches humides sur ses épaules, collant à sa nuque moite. Ses yeux verts, jadis prisonniers de la monotonie, brûlaient d'une voracité animale, attisée par l'orgasme qui l'avait bouleversée quelques minutes auparavant.Il se tenait devant elle, sa silhouette imposante bloquant la lumière crue du wagon. Sa chemise ouverte dévoilait son torse sculpté, ses veines saillantes sous sa peau bronzée, son ventre ferme luisant de gouttes de sueur. Ses cheveux noirs collaient à son front, et le

  • Tabou : Liens et Péchés   Incendie sur les voies ferrées - Chapitre 4

    Le métro filait à travers les tunnels dans un grondement guttural, le balancement des wagons semblant rythmé par les battements irréguliers du cœur de Camila Duarte. Assise sur le siège en plastique froid, elle sentait son corps brûler. Sa jupe crayon, froissée, remontait sur ses cuisses d'une manière presque indécente. Sa queue de cheval brune, jadis impeccable, laissait apparaître des mèches qui collaient à sa nuque moite, et ses yeux verts, désormais sauvages, brillaient d'un désir qu'elle ne pouvait plus nier. Les paroles de l'inconnu résonnaient comme une flamme brûlante sur sa peau. Le contact de sa main sur sa cuisse, frôlant sa culotte humide quelques minutes auparavant, avait laissé une trace électrique qui la faisait encore trembler.Le wagon était vide, les lumières blanches vacillant au rythme du mouvement, le bruit des rails se mêlant au bourdonnement de la climatisation. L'inconnu était maintenant à côté d'elle, son corps imposant envahissant l'espace, sa chemise débouto

  • Tabou : Liens et Péchés   Incendie sur les voies ferrées - Chapitre 3

    Le métro sillonnait les tunnels dans un grondement incessant, le balancement des wagons comme un battement de cœur qui semblait faire écho au pouls accéléré de Camila Duarte. Assise sur le siège en plastique froid, elle sentait son corps vibrer sous la tension que l'inconnu avait allumée en elle. La jupe crayon, jadis symbole de sa routine rigide, lui paraissait désormais une barrière trop fine, le tissu frottant contre ses cuisses d'une manière presque insupportable. Ses yeux verts, auparavant ternis par l'ennui, brillaient d'un mélange de peur et de désir, fixés sur la vitre sombre où tremblait le reflet du wagon vide.L'inconnu était plus près maintenant, à quelques sièges seulement, son corps imposant occupant l'espace d'une présence qui semblait aspirer l'air. La chemise, déboutonnée au col, dévoilait la courbe de son torse musclé, et ses cheveux noirs lui tombaient sur le front, lui donnant l'air de quelqu'un qui défiait les règles sans effort. Il ne la regardait pas directement

  • Tabou : Liens et Péchés   Incendie sur les voies ferrées - Chapitre 2

    Le métro s'enfonça dans un autre tunnel, plongeant la rame dans l'obscurité un instant avant que la lumière ne se stabilise. Durant ce bref instant, Camila ressentit une étrange sensation : comme si l'obscurité lui avait permis de s'approcher silencieusement, hors du temps, hors de l'espace. Lorsque la lumière revint, il était toujours au même endroit, mais cette impression persistait.Elle fronça les sourcils, mal à l'aise. Ce n'était pas le genre de femme à fantasmer sur des inconnus dans les transports en commun. Ce n'était pas le genre de femme à laisser son esprit vagabonder vers des territoires dangereux. Mais il y avait quelque chose dans ce silence partagé qui la troublait.La rame poursuivit sa route, tanguant légèrement. Un des rares passagers restants descendit. Puis un autre. En quelques minutes, ils n'étaient plus que trois : Camila, un jeune homme endormi au fond et l'homme.Son cœur s'emballa.Le silence devint pesant, seulement troublé par le bruit des rails et la clim

  • Tabou : Liens et Péchés   Incendie sur les voies ferrées - Chapitre 1

    Les portes du métro claquèrent avec un grincement métallique immuable, indifférent à qui entrait ou sortait. Le bruit répétitif des rails vibrait sous les pieds des passagers, les plongeant dans une torpeur collective. Camila Duarte était là, comme chaque soir depuis cinq ans, occupant la même place près de la fenêtre. Rien de surprenant, rien de nouveau, juste la même routine mécanique : les mêmes gestes, les mêmes horaires, la même respiration monotone.À vingt-neuf ans, Camila s'était déjà habituée à ce rituel quotidien : quitter son bureau en centre-ville, marcher jusqu'à la station bondée, affronter la foule de l'heure de pointe, trouver une place de parking presque par hasard, et se laisser porter par le train jusqu'à son quartier. C'était prévisible, automatique, étouffant.Extérieurement, elle semblait être la femme que tout le monde attendait : une cadre supérieure, les cheveux raides toujours impeccablement coiffés en queue de cheval, une chemise de soie légère assortie à sa

  • Tabou : Liens et Péchés   Le Policier et les Voleuses - Chapitre 5

    L’inversion des rôles le prit par surprise. Il était l’homme du commandement, le type qui donnait les ordres. Mais là, avec Susan tirant sur la menotte et Kira frottant son corps contre le sien, il sentait le pouvoir s’écouler comme la pluie sur l’asphalte. Susan se pencha à nouveau, mais cette fois elle ne l’embrassa pas. Au lieu de cela, elle mordit le lobe de son oreille, ses dents acérées envoyant un choc électrique le long de sa colonne vertébrale.« On va jouer selon tes règles, monsieur l’agent », murmura-t-elle. « Commande. Dis ce que tu veux. »Juan déglutit péniblement, la voix d’autorité revenant par instinct.« À genoux », ordonna-t-il, d’un ton grave, presque un grognement. Il ne savait pas d’où venait cette audace, mais la vision des deux obéissant, même menottées, était enivrante. Susan descendit la première, son sourire malicieux ne quittant jamais son visage, ses genoux heurtant l’asphalte mouillé. Kira suivit, hésitante, mais avec une lueur dans les yeux qui disait q

บทอื่นๆ
สำรวจและอ่านนวนิยายดีๆ ได้ฟรี
เข้าถึงนวนิยายดีๆ จำนวนมากได้ฟรีบนแอป GoodNovel ดาวน์โหลดหนังสือที่คุณชอบและอ่านได้ทุกที่ทุกเวลา
อ่านหนังสือฟรีบนแอป
สแกนรหัสเพื่ออ่านบนแอป
DMCA.com Protection Status