เข้าสู่ระบบChapitre 66 — Le point de rupture Le bruit des baskets sur le sol du gymnase résonnait à nouveau. Addyson revint dans le gymnase , la tête haute, les épaules droites. Les battements de son cœur s’étaient apaisés. Elle n’avait pas oublié Charlie. Non. Il était toujours là, dans les gradins, avec ce sourire malsain. Mais désormais… elle n’allait plus fuir. Elle allait se battre. Pour elle. Pour tout ce qu’elle avait reconstruit. Hope fut la première à l’apercevoir et cria son nom avec enthousiasme, suivie aussitôt par les autres. Un cri collectif, soulagé, gonflé d’espoir. Les filles de l’équipe accoururent vers elle, l’entourant d’encouragements. L’une d’elles, encore haletante, lâcha : — Tu nous as fait peur ! J’ai cru que t’étais partie… Addyson esquissa un sourire, confiante. — Jamais je ne ferais ça. On est une équipe. Et s’il faut perdre, alors ce sera ensemble. Le coach Mendez hocha lentement la tête. Ces mots, simples mais puissants, avaient insufflé une énergie nouv
Chapitre 65 — Le regard qui ravive les cendres Une semaine s’était écoulée depuis le passage de Shawn chez Logan, et, sans prévenir, le samedi du premier match officiel de l’équipe de volley de Charleston était arrivé. L’effervescence régnait dans les vestiaires. Les filles étaient surexcitées. L’enthousiasme était palpable, électrique et contagieux. Elles s’étaient entraînées dur, très dur. Et cette fois, elles étaient motivées à bloc, avec Addyson dans l’équipe, cela leur avait donné un nouveau souffle, une assurance nouvelle et ce goût grisant que tout devenait possible. Le coach Mendez passait devant chacune, en proclamant un discours d’encouragement, ponctué de gestes dynamiques et de regards appuyés. Il les encourageait avec ferveur, boostant leur confiance à coups de phrases percutantes. — Vous êtes prêtes ? cria-t-il en tapant dans ses mains. — OUI COACH ! répondirent les filles en chœur, le regard brûlant d’adrénaline. Puis, dans un mouvement synchronisé, l’équipe quitt
Chapitre 64 — La confusion. « Shawn » Le vrombissement du moteur de sa Chevrolet noire fendit le silence de l’allée. Shawn s’était levé plus tôt que d’habitude, comme chaque matin depuis un mois. Et, comme chaque matin, il tentait d’étouffer le chaos dans sa tête derrière le grondement rassurant du moteur et les vitres teintées de sa voiture. Arrivé devant le lycée, il se gara brusquement, coupa le contact, mais ne bougea pas. Ses doigts restèrent crispés sur le volant. Son reflet dans le rétroviseur le fixait, avec une expression qu’il ne reconnaissait plus. Un mois. Un mois qu’il vivait comme un automate. Il regrettait amèrement ce qu’il avait dit à Addyson. Il n’aurait jamais dû la blesser comme ça. Et Trey… ils s’étaient violemment disputés. Trey lui avait balancé son poing en pleine figure, incapable de contenir sa colère en entendant les mots qu’il avait osé prononcer sur Addyson. Depuis, plus rien n’allait. L’équipe était sur les nerfs. Le coach était à cran, le proc
Chapitre 63 — les blessures de son cœur — Je… Elle hésita, triturant machinalement le coin de son oreiller. — Vous êtes sûres de vouloir entendre ça… ? Puis elle finit par parler, d’une voix plus fragile : — Ce soir-là… je sais pas ce qu’il avait, confia Addyson. Lors de notre session de travail chez lui, on devait garder nos distances. J’avais déjà compris qu’il me plaisait, mais je ne voulais pas tomber amoureuse. J’essayais de me protéger. Elle inspira doucement, ses doigts crispés sur le plaid qu’elle tenait. — Et puis… quand on est arrivés au club, il me regardait froidement, comme si j’avais fait quelque chose de mal. J’étais stressée, mal à l’aise. Et le voir avec Ciara… vous avez vu comment elle se comportait avec lui ? Ça m’agaçait. Alors j’ai beaucoup bu, je crois. Je me souviens juste qu’à un moment, il m’a attrapée et m’a tirée dehors… Addyson marqua une pause. Sa voix s’était fragilisée. — Il m’a reproché de m’approcher de son ami. Il m’a dit que je jouais entre
Chapitre 62 — Ce qu’on cache sous les oreillers Ce vendredi soir-là, les filles avaient prévu une soirée pyjama chez Carmen. Elles en parlaient depuis des semaines. Ce jour-là, la journée d’Addyson avait été bien chargée, alors elle rentra chez elle, impatiente de se changer les idées. Son père, Monsieur McGalahan, était revenu en début de semaine. Après quelques échanges avec sa mère, et surtout l’assurance qu’aucun garçon ne serait présent, il avait fini par donner son accord. Il ne savait rien de l’histoire de la boîte de nuit… et heureusement. Sinon, cette soirée aurait été compromise. Comme toujours, il avait tenu à la déposer lui-même chez Carmen. — Juste pour vérifier l’absence masculine, avait-il lancé d’un ton faussement détaché. Pour lui, les seuls garçons acceptables dans l’univers de sa fille s’appelaient Logan… et Shawn. Shawn. Ce simple prénom serra la poitrine d’Addyson. Elle refusait d’en parler. Même d’y penser. Leur relation était devenue un champ de mines.
Chapitre 61 — La photo… et ses conséquences Addyson marchait en direction du gymnase. Elle avait un entraînement de volley. Le premier match de la saison approchait, et Coach Mendez ne tolérait aucune absence. Addyson le savait ; peu importe son état émotionnel, elle n’allait pas décevoir l’équipe. Carmen et Hope ne pouvaient pas venir l’encourager ce soir, à cause de leur retenue avec June. Et Mallory, bien trop absorbée à regarder Caleb pendant son entraînement de foot, l’assistait. Addyson rejoignit les filles sur le parquet, son short noir et son maillot bleu nuit ajusté parfaitement à ses courbes. À peine eut-elle posé son sac au bord du terrain que le sifflet du coach retentit, lançant immédiatement l’entraînement sans lui laisser le temps de souffler. — Allez, on se réveille ! lança Coach Mendez, aussi énergique qu’à son habitude. Premier match qui approche, mes lionnes ! Pas question d’arriver en papillon, je veux du feu dans vos jambes et de la rage dans vos bras. On rep







