LOGINLe lendemain, Sergey nous emmena visiter les ruines du temple d’Apollon. Milan, endormi contre ma poitrine dans l’écharpe de portage, respirait paisiblement. Les colonnes de pierre semblaient veiller depuis l’éternité. Une guide racontait à un petit groupe l’histoire de la Pythie, la prêtresse qui murmurait les oracles des dieux.
Je restai un peu en retrait, fascinée.Quand mes doigts effleurèrent une pierre gra— D’accord, soufflai-je. On reste calmes. Si tu montres que tu as remarqué, ils passeront à l’action. Elle hocha la tête nerveusement.— Que fait-on ?— Tu continues à marcher, normalement. Il y a un marché pas loin de l’hôtel, non ? celui qu’on a visité hier.— Oui, à deux rues d’ici.— Alors on y va. Là-bas, il y a du monde. On se mêlera à la foule.Nous reprîmes notre marche, feignant une conversation légère. Je parlais d’une voix posée, souriante, mais à l’intérieur, tout mon être vibrait de peur. Je sentais les regards dans mon dos, la tension électrique dans l’air.— Tu es sûre que ce sont eux ? demandai-je doucement.— Oui. Je les ai vus la veille, après que j’ai fait le rapport. Les Anciens les utilise
— Avery… je ne peux plus.— Qu’est-ce que tu veux dire ? Et soudain, elle éclata en sanglots. De gros sanglots étouffés, violents, comme si elle retenait ça depuis des semaines.— Pardon… murmura-t-elle. Je suis désolée, je n’aurais jamais dû… Je la pris dans mes bras, surprise et inquiète.— Qu’est-ce qui se passe ? Elle se détacha brusquement, les yeux rougis.— Tu dois partir. Maintenant.— Quoi ? Pourquoi ?— Ce voyage… ton invitation ici… tout ça, ce n’était pas par hasard. Mon sang se glaça.— Qu’est-ce que tu veux dire ? Elle tremblait.— Les anciens… ils savent que tu es ici. Ils m’ont demandé de t’attirer. Ils veulent t’enlever, Avery. Je la fixai, sans comprendre.— Pourquoi ?— Par
— Les anciens m’ont parlé. Ceux qui gardent les savoirs.Nous continuâmes notre promenade, bras dessus bras dessous, sous un soleil doux qui caressait la pierre claire des ruelles. Elena me montrait chaque recoin de la ville comme si elle voulait me la faire aimer à tout prix.— Ici, dit-elle en désignant un vieux bâtiment couvert de lierre, c’est l’ancien théâtre où ma mère chantait quand elle était jeune. On dit que les échos y gardent encore la mémoire des voix. Je souris, attendrie.— C’est magnifique. Tu as de la chance d’avoir grandi ici.— La chance, répéta-t-elle doucement, comme si le mot la piquait. Oui… peut-être.Nous marchâmes encore un moment, parlant de tout et de rien. Elle me raconta ses études inachevées, les saisons touristiques qui faisaient vivre la ville,
Nous continuâmes à marcher en silence. Le soleil déclinait lentement, teintant la mer d’or et de cuivre. Je sentais quelque chose peser dans l’air, une vérité qu’elle retenait de toutes ses forces. Et plus elle tentait de sourire, plus cette tension devenait palpable. Quand nous regagnâmes la voiture, elle semblait ailleurs, le regard perdu sur la ligne d’horizon.— Tu sembles fatiguée, dit-elle doucement.— Un peu.— Repose-toi à l’hôtel ce soir Je hochai la tête.— D’accord. Elle me serra dans ses bras avant de partir, un geste soudain, presque désespéré. Son parfum me resta dans la mémoire, mêlé au goût salé de la mer.Quand elle s’éloigna, je restai un long moment sur le trottoir, immobile, à regarder la voiture disparaître. Quelque chose, dans son &ea
Elle ouvrit la portière pour moi. Dans la voiture, la radio diffusait une vieille chanson grecque, douce et nostalgique. Nous roulions à travers des rues étroites bordées de bougainvilliers. Le vent chaud s’engouffrait par la fenêtre et faisait danser quelques mèches de ses cheveux.Elle parlait beaucoup. De la ville, de son enfance, des vendeurs du marché qu’elle connaissait tous par leurs prénoms. J’écoutais, fascinée par cette manière qu’elle avait de donner vie à chaque coin de rue. Pourtant, parfois, sa voix se brisait légèrement, comme si un souvenir la traversait trop fort.— Tu vois ce café-là ? demanda-t-elle en désignant une terrasse ensoleillée.— Oui.— Mon père m’y emmenait quand j’étais petite. Il me disait que les gâteaux avaient le goût du ciel.
Je ne répondis rien et nous quittâmes le café sous un silence lourd, Milan blotti contre moi, son souffle calme contrastant avec le tumulte dans ma poitrine. Chaque pas vers la voiture me semblait irréel, comme si le monde avait été découpé en tranches d’ombre et de lumière, et que je n’étais qu’un témoin de ma propre vie. Sergey ouvrit la portière et posa délicatement Milan sur le siège arrière, puis me prit la main. Sa chaleur me rassura un instant, mais l’angoisse ne voulait pas me lâcher.— Avery… murmura-t-il, la voix douce, tu es sûre que tu vas bien ? Je secouai la tête, incapable de répondre. Les mots d’Elena tournaient en boucle dans mon esprit : “Sam est un démon… il doit être arr&eci
- je voudrais toujours vous obéir monsieur, vous ne comprenez pas, jamais avant vous, je n’ai ne serait-ce que penser ou même songer à vouloir d’un homme, mais depuis que vous êtes entrée dans ma vie, je ne veux que vous, je ne vois d’ailleurs que vous et personne d’autre, alors peu importe ou cela
- Va faire préparer ta valise. - Monsieur pardon si j’ai dit quelques choses de mal, dis-je en me mettant à genoux la peur au ventre, il voulait se débarrasser de moi, car j’étais devenue folle, mais je ne voulais pas, je ne pouvais pas être loin de lui, je veux pouvoir partager son espace. - Tu
- Ça ne va pas te tuer, laisse-les dans ta valise, ça ne prend pas de l’espace. A-t-elle conclu en bouclant ma valise.J’ai passé la nuit dans son lit, je n’avais pas le cœur joyeux, je n’étais pas habitué à être séparé de Nesla et la façon dont la journée, c'était déroulé n’aidait pas non plus.Le
Il tendit sa main et elle atterrit directement sur mon cou, instinctivement mes yeux se fermèrent pour mieux savourer le geste, c’était si doux en même temps si fort, il effectua une légère pression et mes genoux quittèrent le sol, je me laissai guider par son geste que je trouvais d’ailleurs trop







