เข้าสู่ระบบZoéline
Mon père hocha simplement la tête à Mme Bale en entrant dans la pièce et s'approcha immédiatement de moi pour me serrer dans ses bras. Je fondu en larmes de plus belle à son toucher rassurant. Mais j'étais pleinement consciente que je le mettais dans une situation compliquée, face au reste de la meute. Mme Bale expliqua plus en détail ce qui était arrivé à mon père et le directeur, à la fin de son histoire, ils ont regardé mon père avec un air de dire, "Le saviez-vous, Alpha ? Quelle n’a pas de loup ?".
Mon père grogna légèrement, se détournant de leurs regards insistants. Il me serra un peu plus fort et me dit : « Allez, ma fille, rentrons à la maison ». Ce que nous fîmes immédiatement.
Chris
En quittant l'école ce jour-là, j'ai perçu une agitation dans les couloirs, comme si un gros potin venait de sortir, une chose énorme et hyper choquante pour certaines personnes quand elles l'ont découvert. Mais je ne savais rien à ce sujet. Personne ne m'avait rien dit. Et après quelques minutes d'observation, j'ai remarqué qu'on me jetait des coups d’œil en même temps.
À ce moment-là, mon père s'est connecté à moi par le biais du lien familiale.
-Chris, rentre à la maison immédiatement.
-Que se passe-t-il papa ? Dois-je aussi avertir Zoéline ?
-Non, ne t’inquiètes pas pour Zoéline, elle est déjà avec moi. C'est pour ça que je te demande de rentrer à la maison.
-Quoi ? Mais pourquoi ? Quelque chose lui est arrivé ? Papa, dis-moi !
-Rentre, je te dis. Je te raconterai tout une fois que vous tu seras à la maison. Ah, et au fait, si tu pouvais avertir Harper de venir à la maison aussi, ce serait bien.
Mais que c’était-il passé ? Mon père demande à Harper de venir ?! Non, ce n'est vraiment pas son habitude d'impliquer des étrangers dans nos discussions familiales, même si elle est la meilleure amie de ma sœur. Quelque chose d'important a dû se produire. Qu'en est-il de Zoéline ? Je crains toujours pour sa sécurité et je m'inquiète tout le temp pour elle qui n'a pas de loup.
J'ai fait ce que mon père m'a dit et je suis très vite rentrer à la maison avec Harper. Là, mon père nous a expliqué ce qu'il s'était passé. Nous étions choqués d'apprendre que notre Zoéline se faisait malmener comme ça, par des gens de notre meute.
Harper comprit rapidement pourquoi mon père lui avait dit de venir. Il avait besoin que quelqu'un aille la réconforter pendant que lui et moi aurait une discussion sur la façon de régler les choses.
Harper
Je montais les marches de l’escalier quatre à quatre pour retrouver mon amie qui avait tant besoin de réconfort à ce moment-là. J'ouvris la porte de sa chambre sans sommation, heureusement elle n'était pas verrouillée. Je trouvais une Zoéline recroquevillée au sol au pied de son lit, presque plus bas que terre. On aurait dit qu'elle voulait s'enterrer. Loin du regard possible de n'importe qui passerait dans le couloir ou éventuellement de la fenêtre. Je la rejoins et l'a pris dans mes bras le plus fort possible.
En me saisissant, ses sanglots allèrent de plus belle. Mais elle et moi savions qu'il fallait que ça sorte. Et que j'étais là pour ça. C'est à ça aussi que ça sert une amie. Trouver du réconfort dans ses bras, pouvoir parler de tout ce qu'on a sur le cœur, sans craindre d'être jugé. J'étais cette personne pour Zoéline, d'autant plus qu'elle n'avait plus sa mère pour cela.
Alpha Dave
On entendit ma petite chérie pleurer pendant plusieurs jours d'affilés. Elle s'était enfermée à clé au départ de Harper le lendemain matin. Dès lors, personne ne put rentrer dans sa chambre, même pour lui servir à manger. Elle refusait toute visite, nous y compris. Elle ne s'alimentait pas et cela a duré presque une semaine. Fou d'inquiétude pour ma chair et mon sang, j'ai dû lui crier à travers la porte que si elle ne m'ouvrait pas et qu'elle ne mangeait pas, je défoncerai la porte et je l'internerai à l'hôpital de force. Elle a dû peser le pour et le contre, la peur de devoir sortir de la maison et affronter le regard des autres a été plus fort que tout. Elle déverrouilla enfin la porte de sa chambre et nous pûmes entrer le médecin de la meute et moi.
Forcer de constater que ma fille était en mauvais état, le médecin de la meute nous conseilla de laisser faire le temps. Mais qu'il fallait absolument qu'elle se nourrisse au minimum 2 fois par jour. Avec des choses consistantes qui lui permettrait de maintenir son équilibre alimentaire. Il ne fallait surtout pas la forcer, sinon on la perdrait psychologiquement.
Chris, Harper et moi, on se relayaient en plus des employés de la maison pour appliquer les consignes du médecin. L'alimenter, discuter avec elle même si elle ne faisait que nous écouter. Et surtout continuez à lui rendre visite, en permanence. Ne pas l'abandonner !
Zoéline
Cet état de dépression dura un mois ou deux. Honnêtement, je ne sais plus. Heureusement que j'avais une salle de bain dans ma chambre. Et que je gardais un minimum d'hygiène parce que sinon, on m'aura retrouvé telle une loque abandonnée dans la rue.
Pendant ces quelques mois j'avais pu ruminer, ressasser, retourner la situation dans tous les sens. Une seule solution mettait venue à l'esprit : je dois me battre. Continuer ma vie. Faire ce que je peux faire avec le peu que j'ai, mais je ne peux pas m'abandonner ni abandonner ma famille qui compte sur moi. Ils se sont relayés jour et nuit pour rester à mes côtés et me montrait par leur présence et des actes qu'ils ne m'abandonneraient pas. Alors, moi je ne dois pas les abandonner.
Le jour où je suis sorti de ma chambre, papa était à la maison de la meute. Harper et Chris au lycée. Madame Lee, notre domestique en chef était sorti faire des courses et les autres employés avaient été congédiés tant que j'étais dans ma phase de dépression. J'étais toute seule dans la maison. J'étais déterminé à reprendre ma vie. Et je savais que je devrais y aller étape par étape.
Je suis descendu à la bibliothèque. Je me suis mis à mon bureau. J'ai contacté par mail le lycée pour les prévenir que je ne reviendrai pas mais que je souhaitais finir mon cursus par correspondance. La réponse ne tarda pas, c'était ok et des pièces jointent au mail m'expliqué la démarche à suivre pour rendre mes devoirs et suivre les cours par correspondance. Une fois les souscriptions finies, je me suis plongée dans le rattrapage de mes cours en faisant abstraction de tout.
Harper
Chris et moi sommes rentrer ensemble du lycée. J'avais envie de voir mon amie pour lui raconter ce qui s'était passé au lycée aujourd'hui. Chris s'est dirigé vers la cuisine pour prendre de quoi grignoter et boire et moi je suis directement monté dans la chambre de Zoéline. J'ouvris la porte et je trouvai une chambre vide. Je vérifiais aussi la salle de bain, rien, le placard, rien. Zoéline avait disparu.
Une montée de panique monta en moi. Et je me mis à crier :
- Chris, Chris, elle n’est pas là !!! Chris était en chemin dans le couloir pour nous rejoindre dans la chambre. À mes mots je l'entendis courir.
- Quoi ? Qu'est-ce tu racontes ?
- Zoéline. Zoéline n'est pas dans sa chambre. J'AI CHERCHÉ PARTOUT. ELLE N'EST PAS LÀ. !
- Oh p*****, ce n’est pas possible ! Mais où est-ce qu'elle peut bien être ? p***** p***** p***** ! J'espère qu'il ne lui est rien arrivée, j'espère qu'elle n'a rien fait de stupide, j'espère qu'elle n'a pas fait de conneries !
- Oh oui, oh, mon Dieu !
- je préviens mon père par lien et on continue à chercher dans la maison.
Ce que nous fîmes, paniquer, inquiets de retrouver Zoéline saine et sauve.
Alpha Dave nous rejoint dans les dix minutes. Un record alors qu'il était à l'autre bout de la ville à la maison de la meute. On se mit à chercher dans toutes les pièces de la maison. Chambres, salle de bain, garage, jardin, salon... Personne, aucun mot, aucune trace.
Ses chaussures étaient encore là. Elle ne pouvait pas être allée très loin. Moi qui connaissais bien mon amie, une dernière pièce me vient à l'esprit. Celle du dernier espoir. Nous n'avions pas regardé au sous-sol. Là où il y avait la bibliothèque de la famille.
Je m'y précipitai et quand j'ouvris la porte. Je vis une Zoéline endormie sur la table. Cachée par des piles de livres. Certains ouverts, certains de travers. Et d'autres, mis de côté.
- Elle est là !!! M'écrais-je, mais je n'entendis pas de réaction. Peut-être que la bibliothèque était insonorisée ? Je ne m'étais jamais posé la question. Alors je joins l'Alpha par le lien de la meute.
- Alpha ! Elle est ici, je l'ai trouvé ! À la bibliothèque, au sous-sol.
En 2 minutes, l'Alpha et Chris étaient en bas, ils passaient la porte, le visage inquiet. Et quand il me vit recouvrir Zoéline d'un plaid, ils comprirent que tout allait bien. Ils eurent alors un souffle de soulagement.
Zoéline
Je me réveillai entouré de ma famille et Harper. J'avais été transporté dans mon lit. Dès que mon père vit que j'étais réveillé, Il se précipita au bord du lit, me serra très fort dans ses bras. Il me posa mille questions... Je lui fis un petit sourire et lui chuchota. "Ne t'inquiète pas papa. J'irai mieux, le temps m'aidera à guérir mes blessures. En attendant je resterai à la maison. Pour ne pas vous inquiéter et pour mon bien-être. Je ne m'abandonne pas et je ne vous abandonne pas."
ZoélineLe noir fit place à un plafond de béton gris. Une odeur de menthe et de désinfectant me piqua le nez. Je clignai des yeux, la tête lourde comme si un troupeau de bisons venait de me passer sur le corps.- Elle se réveille, souffla une voix de basse.Je tournai la tête. Benny et Liam étaient penchés sur moi dans le petit local de rangement derrière les terrains. Liam tenait une poche de glace, et Benny... Benny avait l'air d'un gosse qui venait de casser son jouet préféré.- Zoé ? Tu es avec nous ? me demanda Liam, l'air inquiet.- .. je crois. « Amy ? », « Je suis là. On l'a eu, Zoé. On l'a eu. » Sa voix dans ma tête était fatiguée mais vibrante de fierté.Je tentai de m'asseoir, mais une douleur aiguë me lacéra les côtes. Je poussai un gémissement. Immédiatement, Liam me maintint au sol.- Ne bouge pas. Benny t'a peut-être fêlé une côte, ou au moins fait un énorme bleu. Sans compter les écorchures sur tes mains et cette marque rouge dans ton cou.La panique me frappa plus for
BennyLe lendemain matin, l'ambiance au manoir était... étrange. Charly avait cet air satisfait du chasseur qui a verrouillé toutes les issues. Il avait collé Liam derrière un ordinateur dans le petit bureau du rez-de-chaussée avec une liste de tâches longue comme le bras de Benny (et j'ai le bras long).Moi, je m’étais occupé de la maintenance de la salle de sport. Mais un truc clochait.L'odeur "électrique" de Zoéline que Charly avait sentie hier, trainait dans les parages.Je continuais mon programme de la matinée, entrainements individuels, celui des bleus, celui des confirmés et celui des experts. Chaque salle, chaque lieu du terrain, chaque outil/accessoire où j’allais ou que je prenais en main, sentait inexplicablement cette odeur, finement, imperceptiblement, mais je le sentais.A la pause déjeuner, j’avais vu partir Charly tout pimpant, presque nerveux, vers l'orphelinat accompagné de Miss Mystère, alors j’avais voulu passer ma pause avec Liam mais passant devant le bureau et
ZoélineA la fin du dîner, qui je ne sais pas pourquoi, était tendu, Liam réussi a me glisser que Charly étant de retour et lui ayant confié une mission lourde, les entrainements du lendemain allaient s’échanger.Le matin, à l’aube, nous effectuâmes les exercices de loups – J’appris à mieux évaluer les distances et à sauter d’un point à un autre avec précision et sans rebond à la réception.Puis je commençais ma journée de « Pré-Luna ». Oui, finalement le terme m’allait bien et n’était pas si péjoratif que les Anciens l’avaient voulu. Il définissait plutôt avec justesse mon statut actuel.Je pus finaliser officiellement le Menu pour chaque soir de buffet des Festivités, ainsi que le nombre de serveurs, la tenue et le service de vaisselle qui allaient avec. J’étais plutôt fière de moi car j’avais réussi a économiser assez d’argent dans ce service pour injecter une somme considérable de dons aux diverses œuvres de charités de la meute, notamment l’orphelinat.C’est pourquoi j’étais heur
BennyLe silence qui s'installa autour de la table était aussi lourd qu'un orage prêt à éclater. Charly fixait Liam comme s'il essayait de lire dans ses pensées par simple force de volonté, tandis que Liam découpait son steak avec une nonchalance presque insultante.Je jetai un œil à Zoéline. Elle était assise en face de Charly, mais son esprit semblait ailleurs, elle ne captait pas du tout la tension qui montait ici.C’est là que je le remarquai. Un détail que mon Alpha, trop occupé à bouillir intérieurement, ratait complètement : elle avait une légère griffure fraiche sur l'avant-bras, à peine visible sous la manche de son pull.« Ils n'ont pas fait qu'une balade du territoire », pensai-je en sirotant mon whisky. Ils se sont entraînés. Ou alors, ils ont chassé.- Alors Liam, repris-je pour briser la glace, cette "promenade" était si passionnante que vous en avez oublié que nous rentrions ce soir ? Liam leva les yeux vers moi, un petit sourire en coin.- Disons que la forêt de Oldmo
BennyCette inspection avait été à la fois nécessaire et efficace mais le plus marquant de ces jours loin de la meute avait été le comportement de Charly. Tantôt froid et tranchant comme l’acier, tantôt absent ou mou comme de la barbe à papa. Sa concentration était en dent de scie comme jamais je ne l’avais vu depuis que nous nous connaissons. J’ai dû garder mon sérieux tout du long pour compenser sa rêverie flagrante par moment. Ce fut long et épuisant pour moi qui avait l’habitude d’être celui qui se comportait avec légèreté.Le cortège qui nous accompagnait était à la fois surpris et compréhensif de voir leur Alpha dans cet état mais un soir vieil homme était venu trinqué avec nous et avait mis le sujet sur la table, expliquant que lui aussi quand il avait trouvé sa compagne, il lui avait été compliqué de rester concentré quand il était loin d'elle. Et je compris alors que Charly et était vraiment fou d'elle, même s’il ne le montrait pas. J’avais déjà remarqué la façon dont il l’av
ZoélineEn attendant Liam, Amy tout excitée, faisait les cents pas dans ma tête. Je lui rappelais que ce serait ma 1ère transformation devant quelqu’un et que cette situation me stressait beaucoup. Chez les loups, se transformer devant quelqu’un était une marque de confiance ou d’intimité, voire les deux. Or je n’avais ni l’un ni l’autre avec Liam. J’avais donc dans mes affaires, une couverture que je pourrais enfiler pour cacher ma nudité face à Liam sans paraitre totalement sauvage ni irrespectueuse face à lui et la situation. Amy essayait de me rassurer mais ma raison prenait le dessus sur mon moi animal.Amy me glissa quand même qu’elle essaierait de se mettre sur son 31 pour ne pas nous faire honte.LiamZoéline était déjà là quand j’arrivais sur le terrain d’entrainement, assise sur un banc, secouant ses genoux de haut en bas, en tenue de sport et avec une gourde dans la main et son sac de sport dans l’autre.- Prête ? Puis je fixais le sac. Tu ne poses pas tes affaires dans le
Alpha CharlyJ’enlevais ma veste et la posa sur Zoéline puis je l’ai pris dans mes bras, la portant comme la précieuse personne qu’elle représentait à ma yeux…. Ma compagne destinée.Sa tête bascula contre ma poitrine comme celle d’un pantin désarticulait. Toutes les zones de contact entre nous pro
« Il fait froid, tellement froid, …aïe, j’ai mal à la tête et j’ai le corps lourd. Une minute je ne sens pas mes jambes bougées.. ni mes bras…. Pourtant j’ai me sens lourde. J’ai peur !»J’ouvris les yeux après plusieurs essais, non sans difficulté. Au début je n’y voyais rien, il faisait aussi som
ChrisAu bout de six heures de visionnage, nous avions retracé le parcours du SUV avant l’enlèvement de Zoéline et datait son arrivé dans la ville, il semblerait qu’il soit arrivé en même temps que Alpha Charly et même qu’il le suivait à distance suffisante pour que l’Alpha et le Beta ne le repèren
Alpha CharlyVisionner ces images déclencha en moi une colère…non une rage comme je n’avais plus ressenti depuis le départ de mon frère. Minuit, lui était prêt à bondir à la surface pour aller au secours de sa compagne…notre compagne. J’avais déjà lutté avec lui quand nous avions reniflé l’odeur de







