Mag-log inAprès une pause estivale et une rentrée mouvementée, me revoilà, espérant vous offrir un chapitre par mois. Bonne lecture ^^ <3 XxxX <3
ZoélineJe restai assise à même le sol froid, ma tête reposant sur mes genoux remontés. Dix minutes. C’était tout ce que j’avais pour reprendre mon souffle avant que Benny ne passe à la vitesse supérieure.Sous ma main, je sentais encore les battements de mon cœur, trop rapides, trop lourds. Amy, d'habitude si prompte à réagir, semblait elle aussi sonnée par cet effort de dissimulation. C’était contre-nature. Pour un loup, l’aura est une carte d’identité, une déclaration de puissance. Demander à Amy de se cacher derrière un voile de verre, c’était comme demander au soleil de ne plus éclairer.« On y arrivera, Amy, » murmurai-je intérieurement. « Mais ça brûle, Zoé... » répondit-elle, sa voix plus ténue qu'à l'accoutumée. « Être petite me fait mal. »Je comprenais sa douleur. Cette sensation d'être compressée, d'étouffer ma propre essence pour survivre à une cérémonie de "bienvenue" qui ressemblait de plus en plus à un interrogatoire masqué. Je repensai à la veste de Charly, cachée sou
ZoélineL’infusion de Véra avait fait baisser la fièvre, mais comme elle l’avait prédit, elle n’avait pas éteint la soif. Au contraire, le calme retrouvé dans ma chambre ne faisait qu'accentuer le vide. Chaque fibre de ma peau semblait chercher un contact qui n'existait pas.Un coup léger à la porte me fit sursauter. Avant même qu’il ne parle, mon corps le sut. L’air de la pièce changea, se chargeant d’une électricité statique qui fit se dresser les poils sur mes bras.- Zoéline ? C’est moi. Véra m’a autorisé à entrer... juste un instant.La voix de Charly était basse, presque suppliante. Je me redressai contre mes oreillers, le cœur battant à tout rompre.- Entre, murmurai-je.Il poussa la porte. Il ne portait plus son costume, mais un simple t-shirt noir qui soulignait la tension de ses épaules avec une veste de jogging qui suspendait de ses bras, croisés sur son ventre. Il resta à distance, respectant les consignes de la guérisseuse, mais ses yeux brûlaient d'une intensité qui me co
ZoélineVéra installa une pose comme pour voir si je voyais de quoi elle parlait. Mais ce n’était pas le cas. Je fronçais les sourcils, interrogatrice. Puis elle reprit, sans détour.- Charly est votre Mate. Chaque seconde que vous passez à nier ce lien agit comme un poison dans vos veines. C'est pour cela que vous avez de la fièvre. C'est pour cela que votre sang "pétille", comme vous dites.- Je … ne peux pas simplement... Non … Véra ? Mais de quoi vous parlez ? Mon mate ? ….. Charly ? …. Mais pourquoi ? Pourquoi seulement maintenant ? Cela fait plusieurs mois que je le connais... Questionnais-je incrédule.Véra se tourna vers moi, la tasse fumante entre ses mains.- La biologie des loups est parfois surprenante, petite. Mais je comprends. Vous avez découvert votre louve que récemment, elle était jusqu’à lors immature. Elle ne reconnaissait pas les signes du lien. Mais plus vous passez du temps avec Charly, plus la maturité du lien était indéniable et la biologie a pris le dessus su
CharlyElle a rejeté mon aide. Zoéline n’a pas voulu de moi quand j’ai voulu l’aider. Je savais qu’elle ne ressentait pas le lien de mate contrairement à moi, mais notre relation s’était quand même améliorée depuis mon retour. L’après-midi passé à l’orphelinat m’avait donné beaucoup d’espoir quant à notre rapprochement.Mais là, mon simple contact l’avait fait fuir. J’étais resté scotché à ce moment-là, stupéfait de ce rejet inattendu. Puis j’avais vite emboité le pas aux filles pour m’assurer que ça irait.Le cri de Grace résonnait encore contre les murs de pierre du couloir. « Oust !! » Jamais personne n'avait osé s'adresser à moi, ou à mon Bêta, sur ce ton. Mais l'autorité de la gouvernante n'était rien face au silence terrifiant qui avait suivi le bruit des vomissements derrière la porte close.Je reculai d'un pas, les mains tremblantes. Mes propres mains, celles qui étaient censées apporter la sécurité et le réconfort, l'avaient « brûlée ». Je l'avais vu. Je l'avais senti. Quand
ZoélineJe voulais essayer dès maintenant la théorie de garder Amy à la surface pour amorcer le « Souffle d’argent ». Benny et Liam, mes cobayes, étaient tous les deux présents en même temps, alors autant essayer.« Amy ! Essais de communiquer avec leurs loups ! »,- Pourquoi ?- Je veux essayer de développer ton endurance au mana par des petits exercices de communication. Essais, STP !- Je ne connais pas leurs noms, j’ai rencontré le loup de Liam qu’une fois mais nous n’avons pas pu nous présenter. … Je ne peux pas les interpeller avec des « hé, toi ! ». Ca ne marche pas comme ça.- Si je te donne leurs noms, ça devrait aller alors ? Le loup de Liam s’appelle Boréale, celui de Benny c’est Koda-… Et celui de Charly, c’est Minuit.-Oui, mais lui ne l’appel pas ! Je veux établir un lien sans passer par l’Alpha.-Ok, … Pourtant il semble proche, plus que Koda et Boréale. J’essaie les autres. »Je fixais alors Benny en 1er temps, j’essayais de capter son regard, mais cet ogre ne faisait
ZoélineGrace m’avait trouvé en difficulté sur le chemin de ma chambre, louée soit la Déesse, elle m’aida a me mettre au lit et je ne le quittai pas jusqu’au lendemain.Je me réveillai en sueur avec quelques frissons mais ma tête n’était plus lourde. Je me levai pour faire ma toilette. Le contact avec l’eau froide déclencha de nouveaux frissons mais rien d’insurmontable.Je choisis une tenue de maison des plus confortable, un legging noir et un sweat robe vert avec des poches ventrales et une capuche. J’avais décidée de rester les cheveux lâchés et sans maquillage à l’exception des marques sur mon cou et buste que je recouvris de bb crème. Ils comprendraient mon allure, j’étais encore au repos.Alors que je sortais de ma chambre pour rejoindre la tablée du petit déjeuner, Marie et Grace arrivaient à la hauteur de ma chambre, elles furent surprises de me voir là.-Luna ? Mais que faites-vous debout ? S’empressa de demander Grace.-Ma fièvre est tombée alors je descends manger.-Vous êt
ZoélineLes mots de John me frappèrent comme une gifle. Je sentis la chevalière de Charly, trop grande à mon pouce, glisser légèrement. Elle me rappelait que je n'étais qu'une usurpatrice dans ce monde de prédateurs.Amy bouillait en moi à ces mots : « Laisse-moi sortir, Zoéline ! Laisse-moi montre
LiamVoir le regard de Chaly quand Zoéline était apparu valait son pesant d’or.Il avait arrêté de bouger et de surveiller l’assemblée dès qu’il l’avait vu suivre Grace. J’étais quasiment sûr qu’il avait eu le souffle coupé en la voyant déambuler dans la salle pour nous rejoindre. Elle se pencha ve
ChrisAu bout de six heures de visionnage, nous avions retracé le parcours du SUV avant l’enlèvement de Zoéline et datait son arrivé dans la ville, il semblerait qu’il soit arrivé en même temps que Alpha Charly et même qu’il le suivait à distance suffisante pour que l’Alpha et le Beta ne le repèren
ZoélineGardant la tête baissée, j’attendu une réaction de l’Alpha devant moi, mais rien. Je levai la tête pour l’observer : Il me fixait. Je ne saurais dire si c’était de la convoitise, de la curiosité ou s’il était prêt à ne faire qu’une bouchée de moi. Ce regard insistant me fit légèrement recul







