INICIAR SESIÓNLe trajet jusqu'à l'appartement de Maëva prit une vingtaine de minutes, la nuit tombant déjà sur Val-de-Mont quand ils quittèrent le quartier des hauteurs.
Darius conduisait, insistant malgré les protestations d'Elara qui trouvait qu'il n'était pas encore en état de tenir un volant sur une distance p
Le trajet jusqu'à l'appartement de Maëva prit une vingtaine de minutes, la nuit tombant déjà sur Val-de-Mont quand ils quittèrent le quartier des hauteurs.Darius conduisait, insistant malgré les protestations d'Elara qui trouvait qu'il n'était pas encore en état de tenir un volant sur une distance pareille. C'était l'adresse habituelle de Maëva, celle-là même que la responsable des ressources humaines n'avait pas su retrouver dans les dossiers manipulés, mais que Delacroix avait fini par obtenir par d'autres voies, plus discrètes.Ils trouvèrent l'immeuble sans difficulté, ce même bâtiment ordinaire dans un quartier résidentiel tranquille o&ugra
Darius avait repris le travail depuis son appartement, une reprise progressive que les médecins avaient approuvée à condition de rester assis, de ne pas se déplacer, de garder les réunions courtes.Elara était à la tour cet après-midi-là quand elle réalisa qu'il lui manquait. Ce n'était pas une pensée qu'elle avait décidé d'avoir, elle était simplement arrivée, entre deux dossiers, cette envie soudaine de le voir plutôt que de continuer à lui envoyer des messages qui ne disaient jamais tout à fait ce qu'elle voulait dire.Elle quitta la tour à seize heures, prenant sa voiture directement pour l'appartement des hauteurs. Elle avait sa
Maëva ne vint pas travailler le lendemain.Elara le remarqua dès huit heures, ce bureau vide qui ne ressemblait à rien à l'ordinaire précis de son assistante, toujours la première arrivée, toujours ses affaires déjà en place avant que quiconque d'autre ne pointe le bout du nez à la tour.À neuf heures, toujours rien. Pas d'appel, pas de message d'excuse pour un retard.Elara essaya son téléphone. Messagerie directement, comme un appareil éteint ou hors réseau.Un mauvais pressentiment commença à s'installer
Le scandale éclata un mardi matin.Elara l'apprit par un appel de Moreau à sept heures, sa voix inhabituellement tendue, presque paniquée pour un homme qui gardait toujours son sang-froid. « Elara, vous devez voir ça immédiatement. »Elle alluma son ordinateur encore en robe de chambre dans la petite salle à manger du manoir, et le titre s'afficha en quelques secondes sur l'écran d'un grand journal économique national.Groupe Vane : les documents confidentiels qui révèlent une stratégie financière à haut risque.
Elara arriva à la tour tôt le lendemain matin, la première fois depuis des semaines qu'elle remettait les pieds dans ces bureaux qui avaient continué de fonctionner sans sa présence physique quotidienne.Elle traversa le hall du dix-septième étage avec cette sensation étrange de redécouvrir un endroit familier, saluant les employés qui la reconnaissaient avec cette surprise ravie de la voir de retour. Une réceptionniste lui sourit largement. Un stagiaire faillit renverser son café en la voyant passer. La tour reprenait vie autour d'elle, comme si son absence avait mis quelque chose en pause sans qu'elle s'en rende compte depuis Val-de-Mont.En approchant du bureau de Maëva, elle rale
Il la fit entrer.Elle s'assit sur le canapé sans y être invitée, cette familiarité qu'elle gardait malgré tout, et regarda autour d'elle, remarquant sans doute les mêmes absences que lui, les traces d'Elara qui persistaient dans l'appartement malgré son départ.« Tu vas mieux, » dit-elle, l'observant se rasseoir en face d'elle.« Beaucoup mieux. »« Je suis contente. » Elle marqua une pause, jouant avec les boutons de son manteau. « Darius, je voulais te dire quelque chose avant de partir. »







