Masuk初恋の人に蜃気楼を見せるために、彼は三か月もの間航海を続け、戻ろうとしなかった。 彼の妹が心臓発作を起こした時でさえ、それを私が注目を浴びようとした策略だと思い込んでいた。 「お前が彼女と結託して、松原彩葉の願いを邪魔しようとしていることくらいわかっている」 彼は義妹の命を救う薬を取り上げ、閉所恐怖症の私を豪華客船の底部に閉じ込めた。「彩葉が蜃気楼を見るまで、ここで反省していろ!」 義妹が目の前で胸を押さえ、苦しみのあまり絶望の中で命を落としていくのを、私はただ見守ることしかできなかった。 私は客船の外壁を穿ち、海水が流れ込んでくるその瞬間、長らく沈黙していたシステムを呼び出した。「システム、私は家に帰りたい」
Lihat lebih banyak#illusion
#Épisode_1
Je vis au fond de moi-même. Je ne suis plus qu’une infirme partie de l’être que Dieu a créé au départ. J’ai réussi dans la vie, j’ai cette villa qui ressemble plus à un palais. J’ai des enfants adorables, je suis respecté, honoré et même vénéré par mes employés. Dans cette capitale politique et administre de la côte d’Ivoire qu’est Yamoussoukro, on ne parle que de Leila KONAKRE, la grande femme d’affaire. Celle-là qui a les plus grandes entreprises non seulement de la ville mais de tout le pays. La femme orgueilleuse, arrogante, méchante, influente, oui ! Je suis devenu cette femme que tout le monde craint. Ils m’ont déjà jugé et condamné mais ne peuvent se passer de moi. La question e savoir ce qui a rendu une jeune fille pleine de vie, vivant dans une belle famille harmonieuse, avec des personnes merveilleuses, cette question ne m’a été posée que par une personne.
Ce matin comme tous les autres, à cinq heures du matin mes paupières deviennent de moins en moins lourdes, mon visage toujours sérieux laisse paraitre une autre nuit plongée dans mes souvenirs. Ça fait bien des années que je me suis résigné à vivre avec mes peines, mes remords. Est-ce réellement des remords ? Lorsque toutes ces questions m’empêchent de respirer je me convaincs d’avoir fait les meilleurs choix, je suis certaine d’avoir suivi le bon chemin.
Sur la sonnette au chevet de mon lit fait d’argent j’y presse mon doigt, tous les employés personnels accourent vers ma chambre. Sans me saluer car j’ai horreur de trop de politesse, chacun se met à son poste. Ce jeune garçon d’à peine la vingtaine en âge tire les rideaux pour me laisser cette vue encore sombre sur le légendaire lac au caïman de la ville, elle est tout de même illuminé par les lumières des sous quartiers. Ces jeunes filles dont les visages me semblent inconnus chaque jour apprêtent ma table de maquillage tandis que leur maman me fait couler un bain.
Je les observe se plier à mes désire en dégustant ce café noire, couleur de mon cœur et saveur de mon âme qui selon moi est déjà maudite. D’un claquement de doigt, le jeune garçon me débarrasse du plateau et s’en va. Leur maman, Maïmouna, m’enlève ma chemise de nuit et me conduit jusqu’à mon bain. L’une de ses filles m’apporte ma coupe de champagne matinale. J’ai une vie de rêve. Dans cette baignoire je repense à toutes ses fois où j’ai cru avoir monts et merveille mais au bout du compte je me suis retrouvé dans le dilemme de la vie. Dans cette eau froide, salée comme j’aime, je me revois en mer essayant de retrouver mon chemin.
Je ferme les yeux, je fronce le visage, je ravale cette goûte de larme qui se veut débordante, je claque du doigt. Maïmouna accourt avec une serviette, c’est une maman en âge de retraite. Je l’ai choisi parmi toutes celles qui se sont présenté avec des diplômes et gestion ménagée. Elles avaient toutes cet habillement de responsables et avaient la tête haute en postulant pour devenir les gouvernantes dans ma demeure, dans mon royaume, mon palais, mais cette expérience elles ne l’avaient pas. Cet instinct maternel n’était pas en elle. J’ai rencontré Maïmouna et ses enfants dans la rue, ce jour je me sentais encore perdu. J’errais dans ma voiture entourée de mon cortège à la recherche d’une oreille attentive pour m’écouter, je voulais une mère pour me dire ‘’ça va aller mon bébé, tu as fait les meilleures choix’’.
Cette maman de la cinquantaine s’était retrouvée devant ma voiture et m’implorais de m’arrêter. Pour la première fois depuis l’histoire de Leila KONAKRE, j’ordonnai au chauffeur de garer pour qu’on puisse voir ce qu’il en est de cette bonne femme qui nous empêche d’avancer.
-arrêtes-toi Hamid, vas voir ce qu’elle veut.
Mes gardes du corps klaxonnèrent depuis leur part de voiture pour comprendre les raisons de notre freinage. Je levai ma main vers l’extérieur et soulevai mon pousse pour les faire comprendre que tout allait très bien. Je remarquai depuis la voiture que cette maman se lamentait, elle ne voulait pas nous laisser passer. Deux de mes gardes vinrent me demander les instructions à suivre.
-madame, elle ne veut pas quitter, elle veut absolument vous parler, chuchota l’un d’eux
-trainez la par les pieds s’il le faut mais dégagez cette vielle dame de mon chemin, j’ai mieux que ça à faire, répondis-je avec dédain pour cette femme.
-à vos ordres madame
Je les regardais la trainer par terre tel un sac de macabo, je n’en avais rien à foudre. Elle insistait, elle voulait que je vienne vers elle mais Madame KONAKRE ne sortait jamais de sa voiture dans la rue. Mon chauffeur revint me convaincre.
-s’il te plait Leila, ne les laisse pas la traiter de la sorte, c’est une maman avec des enfants
-déjà Hamid, n’ose plus jamais m’appeler par mon prénom. Cette époque est révolue. Faites venir cette femme
Ils lui avaient défait le foulard laissant ses nattes exposées à cette poussière du mois de Décembre, sous ce chaud soleil. On la fit entrer dans la voiture, juste en face de moi.
-si la raison pour laquelle vous me bloquez le passage n’a pas une importance capitale alors vous ne sortirez pas d’ici en entier. Que voulez-vous ?
Je parlais sans aucun respect pour cette femme, je la rabaissais comme si on eut fouetté les mêmes chats autrefois.
-je veux du travail ma fille, j’ai besoin de quoi nourrir mes petits-enfants. Ils sont au bord de la famine. Dit-elle alarmé, attristé, désemparé.
-sortez de ma voiture et ne vous mettez plus jamais en travers de mon chemin, vielle peau. L’insultai-je sans remord.
Mon chauffeur, Hamid, ne put supporter de me voir traiter une maman de la sorte
Il quitta sa place et vint se joindre à nous. Vous comprendrez cette affinité particulière que j’ai avec Hamid.
-si tu oses une seule fois répondre à cette dame sur ce ton je déposerai ma lettre de démission sur ton bureau demain matin, en me foudroyant du regard. Venez que je vous raccompagne madame, tendant la main à la vielle dame.
-non mon fils mais merci beaucoup, je vois dans les yeux de ta patronne plus de souffrance que n’en cache cette armure sous laquelle elle vie. Dans ses yeux je lis une histoire que personne n’a jamais essayé de comprendre.
Elle me touchait en plein cœur, mais que faisait-elle ainsi ? Elle créait en moi ce sentiment que seul Hamid avait encore le pouvoir de faire resurgir. Elle me replongeait dans mon passé sordide.
-ma fille ne fuit pas mon regard, laisse-moi apaiser tes douleurs. Je ne te jugerai pas car je ne suis pas le créateur. Je ne t’insulterai pas car en toi je vois cette fille que je n’ai jamais pu avoir. Laisse-moi entrer dans ton cœur et t’aider autant que je pourrai.
Cette femme devait sortir de ma voiture, je me mis à la chasser à en attirer l’attention de la foule. Tous assistèrent à l’humiliation de la dame.
-sortez de ma voiture vielle sorcière, ne revenez jamais dans ma vie vous comprenez. Vous êtes qui pour prétendre pouvoir m’aider ? D’où venez-vous pour avoir ce cran ?
-lorsque ton cœur sera plus calme, revient avec ton chauffeur. Je vis en face de la rue château d’eau Avec mes petits-enfants. Dieu te bénisse ma fille
Elle s’en alla en ma laissant cette bénédiction, en me comblant de cette phrase que je n’avais pas entendu depuis la disparition mystérieuse de ma pauvre mère. Hamid rejoignis sa place et conduisit jusqu’à la maison. Il ne me parlait plus, je sentais bien qu’il était plus qu’en colère contre moi. Dès que la voiture s’approcha du portail, il s’ouvrit automatiquement. Les employés vinrent me libérer de mes affaires, Hamid alla garer la voiture. En franchissant le seuil de mon palais pour le grand séjour, je repensai à la façon dont cette femme avait pu lire en moi. Je fis demi-tour et retrouvai Hamid dans son appartement. Pour mes employés les plus fidèles et anciens, j’avais pris le soin de faire construire un immeuble pour eux. Ils étaient nourris, logés et payés. Comme à mes habitudes j’entrai sans frapper.
-je sais que tu es ‘’le roi’’ de ces lieux mais veuillent bien frapper avant d’entrer lorsqu’il s’agit de ma porte, gronda-t-il
-est-ce donc la première fois que j’entre sans frapper ? Je veux qu’on retourne voir cette femme. On va lui aménager l’appartement libre du dernier étage, elle y vivra avec sa petite famille et travaillera pour mes soins personnels. Je vais renvoyer la première équipe.
-tu vas les renvoyer sans raison ?
-tu veux quoi alors ? Cette femme a touché mon cœur, je sens que j’ai besoin d’elle à mes côté. Peut-être réussira-t-elle là où tous les psychologues ont échoué. Peut-être saura-t-elle me rendre ma joie de vivre…
-trouve d’abord un nouveau travail à l’ancienne équipe
-je vais leur assigner d’autres tâches à la maison
-c’est beaucoup mieux.
On reprit la route et alla jusqu’à la destination indiquée. En face d’un beignetariat de la place, elle était assise, tissant des nattes sur la tête de sa fille. Hamid alla la chercher ainsi que tous les enfants. Ils étaient au nombre de trois, deux filles et un garçon, le plus âgé. Je ne voulais pas revenir dans ce quartiers alors je les embarquai avec moi. La maman ne cessa de me remercier.
-à la moindre petite erreur je vous ramène d’où vous venez.
Cette femme avait fait des erreurs, les enfants avaient par moment commis des bourdes mais ils étaient toujours là. Elle avait su dompter mon cœur, avec elle je me sentais entre les meilleurs bras.
Placé debout avec ma serviette en main, Maïmouna attend que je me décide enfin à ouvrir les yeux, poser mon verre et me frotter le corps. Fatiguée d’attendre, elle tousse un peu avant de me presser par ces paroles que seule maman avait autrefois la maitrise.
-je me demande comment on fait pour être paresseuse comme ça. Tu es dans l’eau depuis près de trente minute, tu n’as pas pitié de mes pieds ?
-je ne t’ai jamais demandé de rester debout à m’attendre.
Rapidement je fis ma toilette et sortis de l’eau. Pendant qu’elle me séchait les cheveux que j’avais désormais décidé de laisser au vent, elle remarqua dans le miroir ma mine de tous les matins.
-comment faire pour qu’un jour tu redevienne la magnifique jeune fille au large sourire dont tu m’as parlé ?
-il n’y a plus rien à faire. Elle est morte, elle a complètement brulé en enfer.
-pourquoi tu choisis sa place en enfer ?
-c’est là que devraient aller tous les faibles.
Elle se tue et appelle ses filles faire ce travail de chef qu’elles avaient appris à leur arrivé. Me maquiller. Chacune d’elles a sa spécialité, je leur fais confiance. Maïmouna va me chercher un ensemble veste, à un homme d’affaire je ressemble. Mon pantalon est juste plus serré, laissant mes modestes formes se dessiner. Ma chemise ne peut qu’être entrouverte à cause de ma poitrine volumineuse. Une paire de talon, mallette en main et visage toujours froissé. Je sors de ma chambre et caressant délicatement chaque escalier pour atténuer le bruit de mes chaussures. Il est six heures du matin, je ne veux pas réveiller mes enfants.
À l’extérieur Hamid m’attend, il sourit comme tous les matins mais je ne lui réponds pas comme toujours. Maïmouna court vers moi et me donne la bénédiction, je lui fais une bise sur la main et rejoint mon siège. C’est parti pour une journée cloué dans mon bureau. À l’entrée de l’entreprise, ils accourent tous vers moi. Pendant que l’un me prend ma mallette, l’autre me retire le manteau. Tous se remettent à leur place une fois que j’entre à l’accueil. Sur de moi, la tête haute et le visage séré, j’avance en me sentant maitre de tous. Des ‘’bonjour madame KONAKRE’’ sortent de partout mais je ne réponds à aucune salutation. Mon bureau est au fond du couloir, je lance mes pas délicatement, puis faiblement jusqu’à m’arrêter. Je sens une douleur dans la tête, j’ai des vertiges, je me sens légère. J’entends un ‘’attention’’ madame, on me rattrape et je reviens à moi aussitôt. Aucun ricanement, personne ne tousse. Une seule raillerie et ils savent tous ce qui les attends.
-mon programme Samira, criais-je d’une voix grave.
Ma secrétaire quitte son poste sur ses hauts talons noir, dans une robe blanche moulante au-dessus de ses genoux, emballant ses petites formes et sa taille de cricket, elle et moi avons pratiquement le même âge. Sa tablette téléphonique en main, elle me cite les rendez-vous de la journée avec cet accent de rapidité mélangé au ton de ma Côte d’Ivoire, je me suis déjà habitué à son rap.
-dans dix minutes vous avez rendez-vous avec le chef des impôts, il amène le comptable pour vérifier les livres. À midi vous recevrez les jeunes postulants pour le poste libéré, ils sont au nombre de cinq. Vous avez également un diner d’affaire au restaurant l’hôtel à quinze heures avec Monsieur BOBO au sujet de la nouvelle plateforme de publicité.
Près de mon bureau un garde court l’ouvrir, sans ralentir notre marche et continuant la conversation, Samira et moi entrons dans le bureau. Il ressemble plus à un séjour. Elle verrouille derrière elle et prend place en face de moi.
-ha j’oubliais madame, vous aurez également la visite des étudiants de l’institut de commerce et d’administration des affaires. Pour vous poser des questions sur des sujets divers. Notamment sur cette nouvelle marque de canapé qui fait la une des journaux.
Elle se calma quelques secondes.
-c’est terminé ? Demandais-je
-oui madame, votre je vous ai tracé tout l’itinéraire.
-vous pouvez disposez
Elle s’en alla, me laissant seule dans mon bureau. Comme une gamine je m’amusais à faire tourner mon siège. Autrefois je n’étais pas cette femme redoutable, autrefois je n’étais pas une crainte pour tous. J’étais amour, bonté, joie… Je souriais aussi, allait en boite de nuit, dansait avec des amis. Aujourd’hui encore j’ai la conviction d’avoir fait les choix qu’il fallait. Avant de me juger, lisez mon histoire.
À suivre...
夕日の最後の光が静かな海に吞まれていった。船上のすべてが、ようやく静寂に包まれた。誰も見ていない場所で、私は言介が冷たい彩葉の身体を引きずっていくのを見ていた。そして、迷うことなく彼女を海底へと放り投げた。「紗羽、桜曼、僕はあなたたちのために復讐を果たした」何かを思い出したように、彼はふっと笑みを浮かべた。「でも、まだ足りない」彼は呟いた。「一番罪深いのは僕だ、罰を受けるべきも僕だ」彼はその三分の二が沈んでいた船に再び乗り込んだ。「罪を償うのは、僕なんだ!」その船は徐々に沈み、深い海に吞まれていった。最後の波が消えると共に、私はふと過去の出来事を思い出した。あれは、言介がこのクルーズ船を購入した日のことだった。果てしない海の上、夕日の光に照らされて、私は彼と甲板に横たわっていた。船には信号がなく、私たちはカセットテープを聴いていた。古びたカセットテープからは、人魚姫の物語が流れていた。物語の結末は、人魚姫が泡となって消えるというものだった。「嫌だなぁ、どうして人魚姫は最後に泡になっちゃうの?」言介は私の額に優しくキスをして言った。「それは童話だからだよ」「心配しないで、僕がいる限り、あなたを人魚姫には絶対にしないから」その時、私は彼の言葉を心から信じていた。彼は決して私を裏切らないと信じていた。でも、忘れていたのだ。人魚姫の悲劇は王子がもたらしたものだった。その言葉が現実になってしまったのだ。【帰還の通路が開かれました。速やかにお戻りください。どうぞ安全な旅を。】システムの音声が再び響いた。【さらに、桜曼も連れて帰ることができるよう申請しました。ただし、彼女は小さな猫としてしか同行できませんが。】私の目から涙が溢れ出し、低く呟いた。「ありがとう、システム、本当にありがとう」そう言って、最後に振り返り、言介を見つめた。彼の魂も海面に浮かび上がり、私が見えるかのようにこちらを見ていた。「紗羽、紗羽」彼は私に向かって走り出した。だが、私はためらうことなく背を向け、システムが開いた扉の中へと足を踏み入れた。海の波は止むことなく打ち寄せ続ける。ただ、人魚姫が泡となって消えた物語は、時間の流れに飲み込まれていった。
救助船はついに、管轄内の海域へと戻ってきた。全員のスマホが突然、電波をキャッチし始めた。「ピンポン、ピンポン」と着信音が響き渡る。無精ひげを生やし、憔悴しきっていた言介ですら、ついに手元のスマホを手に取った。だが、画面を一瞥した途端、彼はまるで血の匂いを嗅ぎつけた狂牛のように駆け出した。「この裏切り者が!よくも俺を騙したな!」言介は彩葉の部屋に突進し、彼女の首を力強く絞めつけた。「こんなにも大切にしてやったのに、俺を裏切るなんて!」彩葉は震えながら、必死に言介の手を掴んで首から引き剥がそうとした。「言介お兄ちゃん、どうかしてるわ……どうしてこんなことをするの?」だが、言介は一切耳を貸さず、彼女を睨みつけたままだ。私は彼の元へ漂い、彼のスマホのメッセージを覗き込んだ。【言介、彩葉に騙されるなよ】それは、言介の友人からのメッセージだった。【実は、偶然調べたんだが、彩葉は学業のために海外に行ったんじゃない。彼女はただの詐欺師なんだ!】続いて、彩葉が海外で他の男と抱き合っている写真が何枚か送られていた。言介は彩葉の首をさらに強く絞めつけた。「よくも俺を騙したな!お前なんかに!」彩葉の顔が次第に苦しそうに歪んでいく。「言介、どうして私を責めるの?」彼女は息を切らしながら言った。「すべて、あなたの問題じゃない!」その言葉を聞いた瞬間、言介はまるで感電したかのように手を放した。「俺、俺の問題だって?」彩葉は首を抑えながら、恐る恐る後ずさった。「もちろん、あなたの問題よ!」「纱羽お姉さんと桜曼を倉庫に閉じ込めたのはあなた。薬も食事も与えなかったのもあなたじゃない!」そうだ、あの何日もの間、私は桜曼と共に一口も食べ物を口にしていなかった。耐え切れなくなった時、船の床の隙間に舌を当て、水の一滴でも飲み込もうとしていた。「言介、これがどうして私のせいになるの?彼女たちを殺したのは、他でもないあなたよ!」彩葉は堂々とそう言い放ち、まるで私たちの死に何の関係もないかのように振る舞った。「俺が、俺が!」言介はその言葉に大きな衝撃を受けたようだった。だが、突如として、何かを思い出したかのように表情を変えた。「違う、お前のせいだ!お前が戻ってこなければ、お前が俺を誘惑しなけれ
言介は救助船に戻り、昼も夜も私のそばを離れず、何度も何度も私に話しかけ続けた。彼はスマホのアルバムを見ながら言った。「紗羽、見て、これがあの時あなたが選んだウェディングドレスだ。戻ったら結婚しよう、いいだろう?」「樱曼にあなたの付き添い人を頼もうと思うんだ。新郎の妹が新婦の付き添い人になるのって、ちょっと変かもしれないけど」「でも、構わない。あなたが幸せならそれでいいんだ」「それから、樱曼、お願いだから紗羽に僕のことを許すように言ってくれないか。僕と話をしてくれって」「紗羽、あなたは焼き栗が食べたいって言ってたよね?家に帰ったらすぐに買いに行くよ、いいだろう?」……彼は何度も同じ言葉を繰り返していた。まるで本当に私が目を覚まし、「言介、冗談だよ、私は死んでなんかいないよ」と笑って言えるかのように。だが、そんなことは決して起こらない。【後悔していますか?】突然、システムの電子音が響き、この言葉を私に投げかけた。なぜそんなことを問うのか、私は一瞬理解ができなかった。「この世界に残り、言介があなたを愛さず、傷つけたのを見て、後悔しているか?」システムが何を言いたいのか、私は分かっていた。かつて、私がここに残ると決めた時、システムは確信を持ってこう言った。【ここに残ると決めた依代たちは、最終的に誰もが幸せな結末を迎えません。】【人間の欲望は貪欲で、時が経つにつれて、あなたはもう彼が最も愛する人ではなくなるのです。】その時、私は信じていなかった。愛は長い時間を越えると信じていたから。でも、今ならその言葉が真実だと分かる。「後悔なんてしていない」私は言った。たとえ言介が私を傷つけたとしても、私は後悔していない。なぜなら、これは私が自ら選んだ道だから。最初の頃、私たちは確かに美しい時間を共に過ごしていた。あの頃、私たちはお互いのものであり、全ての悲しみと喜びを分かち合っていた。だから、私は決して残ったことを後悔しなかった。あの時の紗羽と言介は、私の記憶の中で永遠に幸せに生きている。でも今、私はすべてを手放すことを決めた。【……】システムはしばらく黙り込んだ。そして、いつもは無機質なその電子音に、わずかばかりの同情の色が滲んでいた。【後悔していないなら、それでいい
私は長年愛してきたこの男を見つめていた。今、この瞬間に生き返って、彼の言葉を反論できればと、どれほど願ったことか。違うのよ、言介、あなたが知らなかったわけじゃない。私たちの間でこんなことが起きたのは、結局、あなたがもう私を愛していないからなのよ。彼はきっと、私たちが最も愛し合っていた頃の自分を忘れてしまったのだろう。あの頃の言介は、私が寒いと一言言うだけで、風雪の中を街の端から端まで歩いて、私の好きな焼き芋と焼き栗を買ってきてくれた。いまでも覚えている。彼が食べ物を抱え、私の家の下で電話をかけて「下りておいで」と言ってくれたことを。涙を浮かべて尋ねた。「言介、こんなこと、価値があるの?」出前を頼めば済むのに、彼はわざわざ自分の手で届けてくれた。あの頃の彼はこう言った。「あなたが外に出て寒さで凍えないようにって思って、出前だと冷めてしまうだろう?」彼はそれらを自分の服の中に隠し、皮膚が赤くなるまで我慢してくれた。そして、あの日、私が人質にされた時のことも忘れられない。彼は私の傷が悪化するのを心配し、夜通し眠らずに私のそばに座り、そっと見守ってくれた。その頃、彼は私が少しでも傷つくことを嫌がっていた。でも、今振り返ってみると、あの焼き栗を買いに行った道中の風雪があまりにも厳しかったせいで、彼はすでに私を愛している初心を忘れてしまったのだろう。彩葉が現れた時、桜曼は彼の妹として何度も言介に忠告した。「お兄ちゃん、あなたには紗羽お姉さんがいるんだから、彼女を裏切るようなことはやめて」しかし、あの頃の言介は、私や桜曼が彼を信じていないと感じただけだった。そして私と桜曼を何度も傷つけた。「彩葉の言う通りだ、お前たちは二人とも狭量すぎる。何も起こってないのに、なぜいつもこんなに疑うんだ!」だが、今の彼は涙を流しながら叫ぶ。「紗羽、紗羽、ごめん、ごめん」彼は何度も謝り続け、そうすることで罪悪感が少しでも減ると信じているようだった。どれほどの時間が過ぎたのだろうか、ついに彼は泣くのをやめた。彼はぼんやりとしたまま、狭い倉庫に立っていた。手にしていた懐中電灯も、いつの間にか全ての電力を使い果たしていた。その狭い部屋は再び暗闇に包まれた。「紗羽、どうしてこんなに暗いことを俺に教えて
言介は救助船の甲板にぼんやりと座り、引き揚げられていく客船をじっと見つめていた。「ご愁傷様です!」救助船の乗組員が彼のそばに来て、肩を軽く叩いた。「奥さんと妹さん、そしてお子さんを失ったばかりで、心中お察しします」言介は呆然とした表情で聞き返した。「……お子さんって、何のことですか?」乗組員は不思議そうに彼を見た。「お子さんではないのですか?」「さっき、船の安全確認のために客船を見ていた際に、これを見つけたのです」そう言って、彼は言介の目の前に一枚の妊娠検査の紙を差し出した。その薄い紙には、かつて私がこの子に抱いていた全ての期待が込められていた。妊娠の知らせを知った時、私の心は期待と喜びでいっ
海水に浸かったことで、豪華客船のエンジンが損傷していた。広大な船は、海上に囚われた巨大な獣のように、動くことができなかった。「言介お兄ちゃん、早く何か方法を考えてよ!どうやって戻るの?」彩葉は船上で焦りながら走り回っていた。海上の天気は変わりやすく、少しでも判断を誤れば、すぐに危険な状況になる。さらに、船内の食糧も不足し始めており、何もしなければ、彼らを待っているのは死だけだった。彩葉はまるで熱湯の中の蟻のように、焦りでいっぱいだった。「どうしよう、どうしよう、まだ死にたくない!」だが、言介はただ黙りこくり、ベッドに横たわる私と桜曼を見つめていた。「彩葉、あなたはどう思う?どうして彼女たちは死
システムの冷たい音声が響いた。【データの送信には五日の営業日が必要です。依代の意識は五日後に送信されます。】つまり、この五日間、私はこの世界に留まらなければならないのだ。私は上空に漂いながら、目の前の出来事を静かに見つめていた。「きゃあああああ——」彩葉は私の顔を見て、鋭い悲鳴を上げた。「言介お兄ちゃん!こ、これは——」言介は硬直した私の遺体を見る間もなく、水が流れ込む穴に真っ直ぐ向かった。一通りもがいた後、彼はなんとか穴を塞いだ。だが、船内には既に大量の水が溜まり、船全体が沈みかけていた。言介は眉をひそめ、船室の水を見て悪態をついた。しかし、何かを思い出したように、彼は急いで私の元へと戻った
どれほどの時間、気を失っていたのか分からなかった。言介は、私にも食事が必要なことを忘れていたようだ。何日も、私は何も口にしておらず、意識を失っている時間の方が長かった。再び目を覚ました時、海水が私の鼻先を覆っていた。ようやく、扉の外から言介の声が聞こえてきた。「紗羽、一体何をやっているんだ?」言介は扉をドンドンと叩いていた。私は、うがった穴から海水が流れ込む様子を見つめた。苦くて辛い海水が、絶望の窒息感と共に私の全ての感覚を侵食していった。私はゆっくりと目を閉じ、そのまま体を沈めていった。足元から血が流れ出し、海水が赤く染まっていった。口の中には塩辛い味が広がり、それが海水か涙かも分からなかっ