Je laisse mes cheveux tomber en vagues souples, comme on apprivoise le chaos, comme on dompte un orage doux. Devant le miroir, je ne cherche pas à transformer mon reflet, seulement à le révéler. À m’accueillir, sans filtre ni masque. J’enfile un jean qui épouse mes courbes avec tendresse — sans provocation, ni retenue non plus. Juste assez pour me sentir femme. Vivante. Puis un haut pastel, couleur d’aube, cintré à la taille mais léger, presque aérien. J’aime cette harmonie discrète entre assurance et pudeur, entre ce que je montre et ce que je garde. Sur mes lèvres, je pose un simple baume. Une caresse. Un souffle. Mon seul maquillage.Je n’ajoute rien d’autre. Je n’en ressens ni le besoin ni l’envie. Et puis, soyons honnêtes : je ne sais pas me maquiller. Le fond de teint pour gommer les ombres, le blush pour rosir les joues, l’eyeliner qui aiguise le regard, le mascara qui frôle les cils — ces gestes-là, cette chorégraphie féminine, m’effleurent sans m’habiter. Ce n’est ni un manif
Last Updated : 2025-07-28 Read more