ÉliseLa cellule n’est pas celle que j’imaginais. Pas celle des films, humide et grise. C’est une boîte propre, presque aseptisée. Les murs sont peints d’un beige laqué qui absorbe la lumière des néons. Une couchette fixée au mur, un bloc toilette en acier inoxydable, une tablette rabattable. L’odeur est un mélange de désinfectant industriel et d’anxiété froide. L’air semble recyclé, mort.On m’a laissée là après les formalités , empreintes, photo, fouille à corps. Les menottes sont parties, remplacées par un vide aux poignets qui, paradoxalement, pèse plus lourd. Le silence ici n’est pas un silence de musée. C’est un vide actif, qui vous observe, qui presse sur les tympans.Je suis assise sur la couchette, le dos droit, les mains posées à plat sur mes genoux. Je ne regarde pas les murs. Je regarde mes mains. Ces outils qui ont tenu tant d’instruments, qui ont caressé des toiles du Titien et effacé des vies de déchets. Elles sont immobiles. Propres.La déflagration de mon arrestation
Terakhir Diperbarui : 2026-02-03 Baca selengkapnya