Le roux.Lorenzo.Il est sur son cheval, l'épée à la main, ses yeux verts flamboyant d'une fureur que je n'aurais jamais imaginée chez un homme si calme. Son cheval rue, hennit, s'ébroue au milieu des brigands stupéfaits. Lorenzo frappe à droite, à gauche, avec une précision mortelle. Un homme tombe, l'épaule ouverte. Un autre recule, le bras en sang. Le chaos s'installe là où régnait la certitude de leur victoire.— Montez ! me crie-t-il. Vite !Je me relève tant bien que mal, mes jambes tremblantes menaçant de me trahir. Je cours vers son cheval, vers cette main tendue, vers ce salut inespéré. Il m'attrape par le poignet, me hisse derrière lui avec une force dont je ne l'aurais pas cru capable. Mes bras s'enroulent autour de sa taille, je sens son dos large, sa chaleur, son souffle court. Il éperonne sa
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