LORENZOElle est là, blottie contre moi, sa peau encore fiévreuse contre la mienne. Son souffle est calme maintenant, rythmé comme une marée apaisée après la tempête. Je passe mes doigts dans ses cheveux emmêlés, humides de sueur, et je sens mon cœur se gonfler d'une joie si pure qu'elle en est presque douloureuse. Dio mio, elle est parfaite. Ma Aurélie, si étroite, si réceptive, comme si son corps avait été façonné pour le mien seul. Hier, avec Béatrice, c'était bon , brut, animal , mais ça. Ça, c'est autre chose. Une connexion divine, un feu qui me consume et me reconstruit à chaque instant.Je la serre plus fort, mon bras autour de sa taille fine, possessive. Elle ne bouge pas, inerte mais chaude, et ce silence complice me rend fou de bonheur. « Ma femme », je murmure encore, les mots lourds de triomphe. Elle est à moi. Complètement. Son corps vierge , ou ce qu'il en restait , s'est ouvert pour moi, m'a accueilli avec une avidité qui m'a surpris, électrisé. Chaque contraction autou
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