DianeSa main, celle qui était immobile sur mon bras, se met en mouvement. Elle ne caresse pas. Elle parcourt. Du coude à l’épaule, un tracé lent, possessif, à travers le tissu éponge de la serviette. Puis ses doigts trouvent le bord de la serviette, glissent en dessous, sur ma peau nue.Je me fige.— Tu es froide, constate-t-il.Il n’y a aucune intention de réchauffer dans son geste. Seulement la constatation d’un état, et la revendication du droit d’y toucher. Sa paume est large, chaude, callousée. Elle couvre mon épaule, puis descend le long de mon bras. Une cartographie sensuelle et clinique à la fois.— Laisse-moi, je souffle, mais le son est faible, éteint.— Non.Il dit le mot avec douceur, comme on dit « chéri ». Il fait glisser la serviette un peu plus, exposant ma clavicule, le haut de ma poitrine. L’air de la pièce, frais, mord la peau humide. Je frissonne à nouveau.— Regarde le jour qui se lève, dit-il, sa bouche si proche de mon oreille que ses lèvres la frôlent. Regarde
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