Le jeudi après-midi arriva sous un ciel gris.Isabella retrouva Sophie à 14 h, rue des Rosiers, à trois rues de la pâtisserie d'Hélène. Son amie était vêtue de façon professionnelle mais décontractée, prête à passer des heures à visiter des appartements qui allaient déterminer l'avenir d'Isabella.« J'ai trouvé quatre options », dit Sophie en consultant son téléphone. « Les deux ont deux chambres, toutes deux à une distance raisonnable de la boutique de ta mère. Théoriquement abordables avec la pension alimentaire et la caution de ta mère. »« Théoriquement ? »« Ça dépendra de la décision du tribunal. Mais une fois que tu auras trouvé un travail, tout ira bien. Ce sont des appartements modestes, rien à voir avec un penthouse, mais ils sont à toi. Et ça, ça n'a pas de prix. »Elles partirent. Le premier appartement se trouvait rue Pavée, au troisième étage, sans ascenseur, dans un immeuble vieux de plusieurs siècles. La propriétaire, une femme d'un certain âge au regard perçant, les a
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