ÉlianeLe sommeil est un gouffre sans fond où je tombe, et non un lieu où je me repose. Des images hachées, déformées, m’y attendent. La lueur froide des néons dans le hangar. L’odeur de poussière et d’huile. L’étau de la peur, si physique qu’il comprime ma cage thoracique. Le visage de Delphine, lisse et curieux, penché sur moi comme sur un insecte intéressant. Et la sensation, la plus terrifiante, de l’impuissance totale. Un corps qui n’obéit plus, un esprit embrumé, piégé à l’intérieur.Je m’éveille en sursaut, un cri étouffé dans la gorge. L’obscurité est absolue, étrangère. La panique monte, immédiate, acide. Où suis-je ? Le sol est dur. L’air sent le… le feu éteint. La pierre.Puis, la conscience revient, par vagues. La voiture. La fuite. Kaelan. Le refuge.Je suis allongée sur un canapé. Une couverture rude est remontée jusqu’à mon menton. Je tourne la tête. La cheminée n’est plus qu’un amas de braises rougeoyantes. Et à côté, assis par terre, adossé au canapé, sa silhouette se
Terakhir Diperbarui : 2026-02-09 Baca selengkapnya