ROMYC’est un silence lourd, presque organique, qui habite cette grande maison, niché sur les falaises normandes. Un silence qui ne m’appartient pas, tout comme cette chambre, tout comme ce corps que Caleb Wright a décrété être sa propriété exclusive le temps d’une gestation.À peine ai -je raccroché que l’étau de sa présence, même invisible, commence à m’étouffer. Je me lève du canapé du salon, mes pieds s’enfonçant dans l’épaisse moquette de laine vierge.Je me dirige vers sa chambre à lui.Ce n'est pas une transgression, je le sais.C’est le cœur de la bête. La pièce est vaste, dépouillée de tout artifice, d’une sobriété qui confine à la cruauté.Un lit king-size aux draps de soie gris anthracite, une armoire dont le bois sombre semble absorber la lumière, et ce bureau d’ébène, massif, trônant devant la baie vitrée qui donne sur une mer déchaînée.Sur le bureau, son ordinateur portable repose, fermé, comme un défi. Je m’approche, le cœur battant à tout rompre. Je ne suis pas une h
Dernière mise à jour : 2026-05-13 Read More