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La cuisine est au fond à gauche.
Je la trouve sans me tromper cette fois, je pousse la porte et j’allume en cherchant l’interrupteur à tâtons sur le mur. Une ampoule ancienne prend quelques secondes avant de décider de s’allumer vraiment, une lumière jaune et chaude qui tombe sur une grande pièce que le temp
RomyLa cuisine est au fond à gauche.Je la trouve sans me tromper cette fois, je pousse la porte et j’allume en cherchant l’interrupteur à tâtons sur le mur. Une ampoule ancienne prend quelques secondes avant de décider de s’allumer vraiment, une lumière jaune et chaude qui tombe sur une grande pièce que le temps n’a pas beaucoup changée.Une cuisinière en fonte. Un évier en pierre. Une table massive au centre avec des chaises qui n’ont jamais été assorties. Des placards en bois peint en blanc, la peinture qui s’écaille par endroits.Je m’arrête au milieu de la pièce.La fenêtre au-d
CalebÀ dix-neuf heures, je ferme mon ordinateur.Je passe devant le bureau d’Émelyne sans m’arrêter. Je prends l’escalier plutôt que l’ascenseur. Une habitude quand je veux réfléchir sans être vu en train de le faire.Dans le parking souterrain, je monte dans la voiture moi-même. Pas Lucas. Pas de chauffeur ce soir. La Golf grise que je garde ici pour exactement ce genre de situation — anonyme, banale, le genre de voiture qu’on ne remarque pas dans un rétroviseur.Je rentre à l’appartement.Elle est dans le salon quand j’entre, les pieds repliés sous elle sur le canapé, un livre ouvert sur les genou
RomyJe ne sais pas si c'est un compliment ou une mise en garde.Avec Caleb, ça ressemble souvent aux deux.Il est à quelques centimètres de moi, sa main toujours posée sur ma mâchoire, son regard planté dans le mien avec cette intensité qui me donne envie de reculer et de rester en même temps. Je connais cette expression. Je l'ai appris à lire au fil des semaines, à force de l'observer sans en avoir l'air, à force de chercher des failles dans ce visage qui n'en laisse presque jamais paraître.Ce que je te fais appartient à cette maison.Je tourne la phrase dans ma tête pendant qu'il pose ses mains sur mes épaules et les fait descendre lentement vers le dos de ma robe. Il ne me demande pas. Il ne demande jamais. C'est quelque chose que j'ai cessé d'attendre de lui depuis longtemps. Mais il marque toujours cette demi-seconde, cette pause imperceptible, les doigts posés sur la fermeture sans encore tirer. Juste assez pour que je comprenne que je pourrais dire non.Je ne dis rien.La fer
CalebLe trajet du retour se fait en silence.Pas le genre de silence confortable. Le genre de silence qui pèse, qui respire, qui dit des choses que personne n’a envie de formuler à voix haute.Ma main est posée sur sa cuisse, comme elle l’a été pendant tout le dîner. Pas par tendresse. Par habitude. Par possession. Romy fixe la route devant elle, les mains croisées sur son ventre, le profil légèrement crispé.Elle a passé la soirée à essayer de déchiffrer si ce dîner était un geste ou une stratégie.Elle n’a pas trouvé. C’est bien.Je me gare devant la maison et coupe le moteur. Le silence se densifie encore.— Tu ne vas pas m’ouvrir la portière ce soir ? dit-elle sans me regarder.— Tu es enceinte, pas invalide.Elle tourne la tête vers moi. Ce petit éclat dans ses yeux que j’ai appris à reconnaître. Pas de la colère. Quelque chose entre la déception et la détermination. Elle descend de voiture sans un mot.Je la suis à l’intérieur.Dans l’entrée, elle s’arrête et pivote vers moi. E
.ROMYLe trajet du retour vers le penthouse se déroule dans une tension presque palpable, un silence épais que seul le ronronnement sourd du moteur vient briser. Caleb conduit d’une main, l’assurance tranquille, tandis que l'autre est solidement ancrée sur ma cuisse. Il ne tente aucun geste de plus, ne cherche pas à monter plus haut ; il semble se délecter de cette frustration croissante, voulant faire durer le désir jusqu’au point de rupture. Une fois arrivés, il m’aide à descendre de voiture avec une douceur aussi surprenante qu'inattendue, comme s'il maniait une porcelaine fragile.— Prends une douche chaude et repose-toi un peu, me dit-il d’un ton calme en déposant un baiser protecteur sur mon front. Je t’emmène dîner au restaurant ce soir.Je lève les yeux vers lui, le regard teinté de surprise. Mon cœur rate un b
ROMYMon cœur bat encore à une cadence effrénée, cognant contre mes côtes comme un oiseau en cage, quand Caleb s’écarte enfin de moi. L’air frais de l’extérieur me frappe le visage, mais la chaleur de son corps marque encore le mien. Mes lèvres sont restées brûlantes, gonflées par son baiser brutal qui a balayé toute ma résistance en quelques secondes. Mes jambes tremblent légèrement, instables, et je sens avec une acuité presque gênante que ma culotte est déjà trempée, exactement comme il l’a prédit de sa voix si assurée. C’est comme s’il lisait en moi, comme s’il contrôlait mes réactions physiologiques avant même que je n'en prenne conscience.
ROMYJe descends l’escalier d’un pas feutré, La maison est plongée dans cette lumière bleutée de l’aube, mais une tension électrique vibre déjà dans l’air, bien différente de celle de la veille.Quand j’entre dans la salle à manger, Caleb est déjà là. Il n’a pas son habituelle allure de statue de m
ROMYJe me lève brusquement, repoussant l’assiette de quelques centimètres. Le bruit de la chaise qui racle le sol pétrifie l’air.— Je n’ai pas faim, Caleb.Sa main, qui était encore sur ma gorge un instant plus tôt, glisse dans le vide. Il se redresse de toute sa hauteur, et je vois la fatigue de
ROMYiL m'a laisser seule, et sans reflechir, j'en profite pour mettre un bout de pian beurre dans ma poche au cas ou j'ai un creu dans la jouréne, il va me rendre boulimique avec son regime stupide!,Je redresse les épaules, sentant le contact froid de la serviette contre ma cuisse à travers le ti
ROMYJe reste clouée au sol, le regard fixé sur ses mains qui lissent nerveusement mais fermement le tissu de son pantalon sur ses genoux. Le contraste est effroyable : son allure de PDG impitoyable, ses manches de chemise blanche impeccablement retroussées sur ses avant-bras puissants, et cette ch







