Parce que sous mes paupières closes, c'est un autre visage qui danse. Une autre voix qui murmure mon prénom. Ce sont d'autres mains, plus fines, plus autoritaires, que j'imagine sur mes hanches, sur mes seins, dans mes cheveux. C'est l'ombre d'un autre désir, plus sombre, plus brûlant, plus dangereux, qui plane au-dessus de notre lit conjugal comme un vautour au-dessus d'une proie mourante. Alors que Julien, dans un souffle rauque, atteint le plaisir et s'effondre contre moi, apaisé et aimant, le visage enfoui dans mon cou, je reste là, les yeux grands ouverts dans le noir de notre chambre. Le vide en moi est plus béant qu'avant, un gouffre sans fond que rien ne peut combler.Mon corps est satisfait, mais mon âme est aux abois. Le lien du devoir a tenu, les gestes ont été accomplis, mais c'est une corde usée jusqu'à la dernière fibre, prête à rompre au moindre s
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