ELENALe poids de son corps sur le mien est un ancre, une réalité tangible, merveilleuse, qui dissout les derniers vestiges de peur. La sensation de lui en moi, si pleine, si parfaite, résonne encore dans chaque cellule, un écho doux et profond qui fait vibrer mon être tout entier. Je suis étourdie, vidée, remplie à la fois. Le monde s’est réduit à cette peau contre ma peau, à ce souffle chaud contre mon cou, à ces mains qui me tiennent comme si j’étais la chose la plus précieuse au monde.Il se retire enfin, avec une lenteur qui prolonge le plaisir jusqu’à la douleur, et roule sur le côté en m’emmenant avec lui. Je me blottis contre son flanc, collant chaque centimètre de mon corps contre le sien, assoiffée de ce contact, de cette chaleur qui est enfin partagée, consentie, offerte. Mon visage est enfoui dans le creux de son épaule, je respire son odeur mêlée à la nôtre, une odeur musquée, salée, profondément masculine et terriblement familière. Sa main trace des cercles lents et pare
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