L'intérieur de la maison embaumait les vieux livres, le café et, plus légèrement, la fumée de bois d'une cheminée allumée le matin même et encore légèrement chaude.C'était une petite maison, mais habitée – véritablement habitée, avec le temps et l'accumulation quotidienne de petits choix. Une bibliothèque recouvrait presque tout un mur, remplie sans ordre ni artifice. Une table près de la fenêtre, des papiers jonchaient le sol – des pages manuscrites, remarqua Florence, en grand nombre, empilées dans le désordre soigné d'un travail en cours. Une cuisine, visible par une porte, propre et simple. Rien d'ostentatoire, rien de décoratif, rien qui trahisse les activités domestiques d'une personne. Juste une maison que quelqu'un avait discrètement habitée pendant trois ans et qu'il avait transformée, avec une sincérité et une simplicité remarquables, en un lieu où il faisait bon vivre.Marco Bongiovi les conduisit au salon sans cérémonie et leur désigna les fauteuils disposés en demi-cercl
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