AvaNaples, en ce mois de juillet, n'était qu'une vaste fournaise à ciel ouvert, une bête antique et haletante tapie au pied du Vésuve. À travers les persiennes entrouvertes de la suite orientale du manoir De Luca, la ville semblait suffoquer sous une chape de plomb doré. L'air qui s'engouffrait par les fentes n'apportait aucune fraîcheur ; il charriait l'odeur âcre du goudron fondu, le souffle soufré et prémonitoire du volcan, et cet entêtement salin de la Méditerranée qui vient mourir, épuisée, contre les rochers de la Via Caracciolo. C'était l'odeur de mon destin : un mélange de terre brûlée et de sel, de destruction et de survie.Ici, derrière l'épaisse pierre de taille de la demeure ancestrale, le monde semblait avoir cessé de respirer. Le silence n'y était pas vide ; il était dense, presque solide, saturé de l'histoire violente et des secrets des De Luca. Cette chambre, d'ordinaire dévolue aux alliés de passage, avait été métamorphosée en un sanctuaire à la fois magnifique et ét
Terakhir Diperbarui : 2026-01-04 Baca selengkapnya