Mag-log inCette histoire est le tome 3. Vous pouvez retrouver le Tome 1, Regarde-Moi. Après le deuil déchirant de leur enfant, Ava et Vincenzo De Luca refusent de sombrer. Pour sceller leur renaissance, ils organisent un mariage somptueux, une odyssée luxueuse des rivages grecs aux palais siciliens, où le désir devient leur seule loi. Vincenzo, est prêt à tout pour reconquérir sa femme, mais l’ombre de la mafia plane sur leur sanctuaire. Pour protéger son empire et sa reine, Vincenzo doit honorer une dette envers la famille Romano. Chaque escale devient alors un jeu de séduction brûlant où la passion se heurte à la violence d’un monde sans pitié. L'équilibre vacille à Paris lorsqu'un vestige du passé d’Ava resurgit chez Christie’s, menaçant de briser leur union. Tandis qu'elle affronte ses démons, Vincenzo mène une guerre invisible pour verrouiller leur avenir. Dans l'univers des De Luca, le bonheur n'est qu'une trêve, et les prédateurs n'attendent qu'une faille pour frapper. Avertissement : Ce roman s'adresse exclusivement à un public majeur et averti. Il contient des descriptions explicites pouvant heurter la sensibilité de certaines personnes, notamment des scènes de violence physique et psychologique, de consommation de drogue et d'alcool, ainsi que des scènes à caractère sexuel. La lecture de ce contenu est déconseillée aux personnes mineures ou sensibles à ces thématiques. Note de l'autrice Cette œuvre est une fiction entièrement originale. Toute ressemblance avec des personnes existantes, des événements réels, ou d'autres histoires de fiction, publiées ou non, serait purement fortuite. Si certains thèmes ou archétypes peuvent évoquer d'autres œuvres du genre romantico-érotique, l'univers, les personnages et les intrigues de ce récit sont le fruit de l'imagination de l'autrice.
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Le soleil, tel un souverain déchu, s’enfonçait dans les eaux sombres de la Tyrrhénienne, ensanglantant l’écume et jetant sur la pierre séculaire du manoir De Luca des reflets de cuivre et de pourpre. L’air était saturé de l’odeur iodée de la mer mêlée au parfum capiteux des pins parasols et du jasmin nocturne qui commençait à exhaler ses secrets.
Sur la terrasse en marbre blanc, là où les balustrades semblaient encore porter les stigmates des tempêtes passées, le silence n’était plus cet ennemi visqueux qui étouffait les âmes. C’était un silence de cathédrale, sacré, lourd d’une paix durement acquise.
Elle laissa sa tête reposer contre son épaule. Elle sentait, à travers la soie fine de sa chemise et la laine froide de sa veste, la chaleur constante de son corps — une fournaise qui l’avait autrefois terrifiée et qui était devenue son seul repère. Elle ferma les yeux un instant, laissant le vent marin ébouriffer ses mèches sombres, et songea au chemin parcouru.
Jamais, dans ses heures les plus sombres, lorsqu'elle n'était qu'une monnaie d'échange entre les mains d'un père brisé par l'alcool et les dettes, elle n'avait imaginé que son salut porterait les traits de ce prédateur. Lui. L’homme dont le nom seul faisait trembler les rues de Naples. Il avait été son geôlier, son bourreau émotionnel, celui qui l’avait forcée à regarder l’obscurité en face. Mais il avait aussi été la main qui s’était tendue dans l’abîme, la voix qui, au milieu du chaos de la perte et de la douleur, lui avait murmuré qu’elle avait le droit d’exister.
Elle avait longtemps cru que sa vie était un scénario écrit à l’encre sympathique par des hommes de pouvoir, une partition où elle n’était qu’une note de bas de page. Pourtant, contre cet homme, elle avait appris la plus dangereuse des libertés : celle de choisir son propre maître, ou mieux, de n’en avoir aucun tout en se donnant entièrement. Sous son ombre, elle n'était plus la poupée de porcelaine aux yeux vides. Elle était devenue une louve, capable de régner sur ce domaine de pierre et d'ombres. Elle avait découvert qu'elle pouvait être la maîtresse de son avenir, non pas malgré la mafia, mais à travers elle, en transformant ses chaînes en parures.
À ses côtés, il ne bougeait pas. Il était cette statue d’ébène et d’acier, ce pilier autour duquel le monde tournait. Ses yeux, d’un marron aussi profond et dangereux, étaient fixés sur la ligne d'horizon. Ses doigts, ces mains qui avaient ordonné la mort et distribué la justice occulte de Naples, s'égaraient maintenant dans ses cheveux. C’était un geste d’une lenteur exquise, presque dévote. Une caresse qui disait tout ce que sa bouche de guerrier refusait d’articuler.
Il revoyait, avec une netteté qui le faisait encore frémir, chaque seconde de leur guerre. Il se souvenait de la haine pure dans ses yeux lors de la signature de ce contrat de mariage, de cette froideur qu'il avait voulu briser par pur orgueil avant d'être lui-même foudroyé par son courage. Il pensait à cette période de deuil, à cette terre retournée au cimetière, au moment où il avait cru l'avoir perdue pour toujours. La douleur de cette absence avait été plus dévastatrice que n'importe quelle trahison de clan, plus cuisante que n'importe quelle blessure par balle.
Il avait trouvé en cette femme, qu’il appelait autrefois son « acquisition », la seule âme capable de regarder le monstre en lui sans détourner les yeux. Elle l’avait vu dans sa nudité la plus brute, sans ses titres, sans son pouvoir, juste un homme hanté par ses propres démons. Et elle lui avait pardonné. Non pas par faiblesse, mais par une force de caractère qui le dépassait. Elle lui avait apporté la lumière dans une existence où l'obscurité était la seule norme.
Il resserra imperceptiblement son étreinte, la ramenant plus près de lui, comme pour s'assurer qu'elle n'était pas un mirage né de son épuisement. Il sentait les battements de son cœur contre son bras, un rythme régulier, une symphonie de vie qui effaçait les échos des coups de feu passés. Elle était son ancrage. Sans elle, il n'était qu'un tyran de plus, condamné à régner sur un empire de cendres. Avec elle, il était un homme qui commençait à comprendre ce que signifiait réellement le mot « bonheur ».
Ils restèrent ainsi, deux silhouettes sombres découpées contre l’incendie du ciel, dominant la ville qui s’illuminait peu à peu à leurs pieds. Naples, avec ses vices et sa beauté cruelle, leur appartenait. Mais pour la première fois, ce n'était pas le pouvoir qu'ils célébraient. C'était cette certitude fragile et pourtant indestructible que tout était possible tant qu'ils respiraient le même air.
Ils étaient les survivants d'une tragédie qu'ils avaient eux-mêmes écrite. Ils étaient l'union de la glace et du feu, du pardon et du péché. Et alors que la première étoile perçait le velours du ciel, il déposa un baiser au sommet de son crâne, un serment muet. Le passé était une terre brûlée, mais l'avenir, lui, était un océan qu'ils allaient conquérir ensemble, un souffle après l'autre, une étreinte après l'autre.
Le destin avait eu une manière bien à lui, sanglante et tortueuse, de les réunir. Mais à cet instant précis, sous le regard des dieux de la Méditerranée, ils savaient que ce n'était pas le destin qui les retenait l'un à l'autre. C'était leur volonté. Celle de s'aimer malgré les monstres, malgré les ombres, et de choisir, chaque jour, de transformer leur enfer en un paradis privé.
VincenzoNaples sous la pluie n'a rien de cette carte postale romantique que les touristes emportent dans leurs valises comme un trophée de pacotille. C’est une ville qui sue par tous ses pores de basalte, une bête blessée et malodorante qui exhale des effluves de bitume mouillé, de gasoil lourd et de déchets calcinés dans les ruelles labyrinthiques. Depuis mon bureau, au sommet de la tour de verre et d’acier qui abrite le quartier général des De Luca, je regardais les gouttes s'écraser contre la vitre avec une régularité de métronome. Chaque impact était une insulte, chaque seconde passée sans Ava une érosion lente mais inexorable de ma propre carcasse.Le silence de mon manoir, autrefois vibrant de sa présence, de son parfum, et même de ses colères, était devenu un linceul de plomb. L'air y était raréfié, comme si l'oxygène avait déserté les lieux en même temps qu'elle. Mon empire, cette cathédrale de sang, de peur et de béton que j’avais mis une vie de fer à bâtir, me semblait soud
AvaParis en automne possède cette mélancolie dorée que Naples, dans sa fureur solaire, ignore superbement. Ici, la lumière n’est pas une agression, un projecteur braqué sur les péchés des hommes ; elle est filtrée par un ciel de nacre, une gaze vaporeuse qui adoucit les angles tranchants des immeubles haussmanniens et donne à la Seine des reflets d’argent liquide, presque huileux. L’air sent la pluie froide, le cuir mouillé et le bois brûlé des cheminées du faubourg Saint-Germain. C’est une odeur de civilisation, de secrets chuchotés derrière des tentures de velours, loin du soufre, de la poussière volcanique et du sel âcre de la Méditerranée qui me collait encore à la peau.Cela faisait dix jours que j'avais fui le Palazzo De Santis et l'ombre étouffante, presque sépulcrale, de mon mari. Dix jours que j'habitais une suite du Plaza Athénée, baignée dans un luxe de soie et de dorures qui me semblait soudain stérile, étrangement fade, après l'intensité brute, électrique et sanglante de
VincenzoLe vrombissement sourd des réacteurs du jet privé de Don Benito résonnait dans mes tempes comme un tambour de guerre, une percussion métronomique qui martelait mon échec à chaque mille nautique parcouru. À l’intérieur de la cabine pressurisée, là où l’odeur du cuir pleine fleur, de l’espresso serré et du vernis de noyer rappelait à chaque seconde l’opulence indécente des De Santis, l’air était devenu un poison. On ne voyageait pas dans l’appareil de l’Empereur par simple invitation ; on y était escorté, tel un vassal traîné devant son suzerain pour y rendre des comptes sanglants.Assise en face de moi, Ava fixait le hublot, le regard perdu dans une mer de nuages pommelés qui effaçait déjà la silhouette volcanique de ma Naples pour la remplacer par l’ombre spectrale de la lagune vénitienne. Elle était d’une pâleur de lys, une beauté translucide que la lumière crue de l’altitude rendait presque irréelle, comme une madone de la Renaissance prise dans le carcan du XXIe siècle. Se
AvaLe cristal du verre de mon époux tinta contre le marbre froid du buffet, un son sec, cristallin, qui trancha le silence saturé de tension du salon comme la détente d’une arme à feu. Dans cette pièce trop vaste, le moindre bruit devenait une agression. C’était son troisième verre de whisky. Peut-être le quatrième. Je ne comptais plus les onces d'ambre qu'il versait pour noyer son humiliation. Je me contentais de fixer son dos, cette muraille de muscles et de cachemire noir, sa chemise blanche dont les fibres semblaient prêtes à craquer sous l'effort de sa respiration contenue.La pièce était devenue étouffante, l’oxygène raréfié par la fureur qui émanait de lui. Vincenzo ne se contentait pas d'être en colère ; il irradiait une énergie destructrice, un champ magnétique noir qui semblait courber l'espace et faire vaciller la flamme des bougies. Je me tenais assise, le dos si droit qu'il me faisait mal, les doigts crispés sur le tissu de ma robe bleu nuit, me sentant comme une enfant
AvaLe chaos de Naples possède une signature olfactive qu'aucune autre cité au monde ne saurait imiter, une empreinte sensorielle qui vous agrippe à la gorge dès que les roues du jet touchent le tarmac. C’est un mélange âcre de sel marin saturé par le sirocco, d'échappements de scooters qui déchire
VincenzoL’eau de la mer Égée n’était pas une amie, elle n’était qu’une illusion de pureté. Elle était d’un bleu si limpide, si insolent, qu’elle semblait irréelle, un bloc de saphir liquide enserrant les côtes déchiquetées de l’île de Milos. Mais pour moi, V
VincenzoLe cuir de la banquette arrière de la Maserati craquait sous ma tension, un gémissement étouffé, presque organique, qui semblait répondre au silence de mort régnant dans l’habitacle. Je fixais le profil de Matteo, qui conduisait avec une prudence qui m'insupportait. D’ordinaire, Matteo dév
AvaLa matinée avait commencé dans une douceur trompeuse, une de ces aubes napolitaines où la ville semble demander pardon pour sa violence habituelle. La lumière filtrait à travers les persiennes du manoir, découpant des lattes d’or sur le parquet ciré. Dans
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