Point de vue de Raquel« Il faut qu’on parle du cercle restreint, et il faut qu’on le fasse maintenant. »Je me tenais au milieu de la bibliothèque, la voix assurée malgré le manque de sommeil. À quatre heures du matin, les tremblements avaient cessé. À cinq heures, le plan était établi. À six heures, quand mes frères ont enfin frappé à ma porte, j’étais déjà habillée et prête à tout casser.Alfonso et Alfred me fixaient, l’air hagard. « Raquel, il est trop tôt », commença Alfonso.« Il n’est jamais trop tôt quand quelqu’un cherche activement à nous détruire », le coupai-je.Je leur ai tout expliqué. Je leur ai parlé de l’avertissement de Papa Alejandro, de l’existence du deuxième collier qui pourrait prouver mes dires, et de la dure réalité : Sylvia Duran fournissait nos informations à l’ennemi.Alfonso se tut de mort, son visage se décomposant. Alfred ne répondit même pas. Il fit volte-face et sortit de la pièce en claquant la porte si fort que les portraits accrochés au mur en trom
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