Et pourtant, ce soir, en le tenant dans ma main, je ne ressens pas de colère. Ni haine, ni rancœur, ni amertume. La colère, je l'ai épuisée à force de la crier dans le vide. La haine, je l'ai consumée à force de la brûler sur le ring de boxe. L'amertume, je l'ai diluée dans mes larmes, noyée dans mon travail, enterrée dans ma nouvelle vie. Ce qui reste, c'est autre chose. Une émotion douce, triste, mélancolique. Quelque chose qui ressemble à de la nostalgie. À du regret. À du chagrin. Je ferme les yeux. Je serre le bracelet dans ma paume, très fort, de toutes mes forces. Le métal froid se réchauffe lentement à mon contact, absorbe ma chaleur, s'imprègne de ma vie. Le diamant minuscule s'enfonce dans ma chair, y laisse une empreinte, une marque, une cicatrice éphémère. Et là, dans le silence de ma chambre, dans la pénombre de la nuit, je sens monter en moi un sentiment que je ne veux pas nommer, que je ne veux pas reconnaît
Última actualización : 2026-05-25 Leer más