ALICELe déjeuner se termine sur cette note suspendue, pleine d’une promesse d’avenir qui me fait un bien fou. Dès que les dernières tasses de thé vert, infusé à la perfection comme je l’aime, sont vidées et reposées sur le plateau de céramique ébréchée, Morgane s’étire doucement en laissant échapper un petit bâillement discret, presque enfantin. La maladie a quitté son corps, mais la convalescence réclame encore ses droits, traçant sur ses traits cette ombre de fatigue qui me serre le cœur à chaque fois.— Je crois que je vais remonter m’allonger un peu, maman, murmure-t-elle en déposant un baiser sur ma joue, ses lèvres encore tièdes du thé. Je fatigue vite, mais c’est une bonne fatigue… Comme si mon corps se souvenait enfin qu’il pouvait guérir.Ses doigts effleurent ma main en un geste qui en dit plus que des mots. Je caresse ses cheveux, sentant sous mes doigts la douceur soyeuse de sa chevelure, encore humide de la douche qu’elle a prise après le déjeuner. Elle ferme les yeux un
อ่านเพิ่มเติม