LOGINPendant dix ans, Alice a été l’épouse parfaite, l’ombre dévouée qui a permis à Marc de bâtir sa réussite. Mais tout bascule lorsque Vivian, le premier amour de Marc, réapparaît après le décès de son mari. Sous prétexte de loyauté et d'une ancienne dette morale, Marc impose la présence de Vivian dans leur quotidien, lui consacrant tout son temps et son attention. Ce que Marc ignore, c'est qu'Alice est condamnée. Rongée par une maladie qu'elle garde secrète pour ne pas briser l'image de bonheur qu'il s'efforce de maintenir avec une autre, elle endure l'humiliation en silence. Elle voit son mari s'éloigner, persuadé que l'amour de sa femme est un acquis éternel. Blessée par cette proximité qu'elle interprète comme une trahison, Alice décide de s'effacer. Dans l'ombre de ses derniers mois, elle retrouve Thomas, un homme de son passé qui devient son seul soutien et son confident. Ensemble, ils préparent son départ définitif. Quand Marc réalise enfin que le silence d'Alice n'était pas de l'indifférence mais de la souffrance, il est déjà trop tard. La panique s'empare de lui : sa vie s'écroule, son foyer n'est plus qu'une coquille vide. Il veut la reconquérir, la supplier de revenir, mais il découvre une Alice transformée, prête à rendre son dernier souffle loin de ses mensonges.
View MoreMARCLa nuit a été un long tunnel de rage et de calculs. Je n’ai pas fermé l’œil, hanté par ces clichés jaunis sur mon écran et l’image d’Alice, quelque part dans cette clinique, nichée au creux du domaine de Thomas. Dès l’aube, je suis déjà dans ma voiture. Le trajet me semble interminable, chaque feu rouge est une insulte à mon impatience.J’arrive devant la clinique. C’est un bâtiment élégant, discret, qui pue le fric et l’entre-soi. Un sanctuaire de verre et d’acier où le silence est d’or. Je claque la portière de ma berline et je marche vers l’entrée d’un pas lourd, celui d’un homme qui ne vient pas demander, mais exiger.Je pousse les portes vitrées. L’accueil est baigné d’une lumière tamisée, une odeur de propre et de luxe flotte dans l’air. Une hôtesse, au sourire aussi lisse que son brushing, lève les yeux vers moi.— Bonjour monsieur, je peux vous aider ?— Je viens voir ma femme. Alice Vasseur.Elle tapote sur son clavier avec une efficacité silencieuse. Je sens mon cœur co
MARCJ’ai réussi à gagner plus de fric en une seule réunion que durant toute ma carrière, et pourtant, cette joie qui m’habitait autrefois a disparu. L’argent ne fait pas le bonheur, c’est une évidence qui me frappe au visage alors que je contemple les chiffres sur mon écran. Tout ce luxe me semble soudainement vide.Durant la réunion, Lefebvre a changé l’heure du rendez-vous. On se voit ce soir, après mes dernières obligations. Il avait l’air fier de lui au téléphone, une assurance qui m’indique qu’il a enfin mis la main sur quelque chose de concret. J’ai passé le reste de l’après-midi à faire semblant de m’intéresser aux graphiques de croissance, mais mon esprit était déjà ailleurs.Le soir tombe enfin quand je le retrouve dans le coin sombre d’un café discret. Lefebvre s’assoit en face de moi, pose une enveloppe sur la table et commande un café noir.— J’ai du nouveau pour Alice. — Parle, Lefebvre. Je n’ai pas toute la nuit. — Elle vit avec un homme. Un certain Thomas. C’est un ch
ALICE— Appelle-la pour savoir si avec le juge ça s’est bien passé. Si tu ne le fais pas, elle pensera que tu t’en moques.— Tu penses ?— J’en suis sûr. Pour la maladie, attends si tu le souhaites, mais il faudra tôt ou tard être honnête avec elle.Il me tapote l’épaule gentiment, un geste empreint d’une fraternité qui me fait presque autant de bien que les médicaments. Puis, il me tend mon portable qu’il a ramassé sur le drap.— Appelle-la. Ça fait partie du traitement, Alice. Récupérer ses proches et leur amour, c’est aussi important que ce qu’on injecte dans cette perfusion.Il quitte la chambre avec un sourire encourageant, ce genre de sourire qui vous donne l’impression que rien n’est insurmontable, même quand tout semble s’écrouler.— Je reviens, mais appelle-la... Je vais te chercher de quoi t’occuper.Je fixe l’appareil dans ma paume. L’écran noir est un miroir où se reflète mon visage fatigué. Thomas a raison, comme souvent. Si je ne fais pas ce pas vers elle, je laisse le c
ALICEJe suis sortie de la salle de réveil depuis une heure peut-être, ou deux, je n’en suis plus sûre. Le temps a cette consistance étrange après une anesthésie, épais et flottant à la fois, comme si les heures refusaient de s’articuler normalement.Ma chambre. Celle côté jardin que Thomas avait fait préparer. Je devrais trouver ça réconfortant et c’est réconfortant, mais en ce moment je me concentre surtout sur le fait de ne pas être malade, ce qui occupe la quasi-totalité de mes ressources disponibles.La perfusion fait son travail à moitié. La douleur est là, sourde, profonde, ce genre de douleur qui ne crie pas mais qui s’installe et qui rappelle à chaque mouvement qu’on a eu le ventre ouvert. L’aide-soignante me tend un nouveau verre d’eau avec ce sourire professionnel et doux des gens habitués à voir des gens souffrir.— Buvez doucement.Je bois doucement.Thomas est dans le fauteuil près de la fenêtre. Il s’est levé quand le brancard est entré, il a dit quelques mots à l’aide-
MARCMes doigts se crispent sur le cuir du volant au point de blanchir mes articulations. Ce n’est pas un divorce à l’amiable, c’est une exécution budgétaire.Je clique sur la pièce jointe. Le document s’affiche en grand sur l’écran tactile. Pas de longs discours, pas de menaces voilées, juste des
ALICE-— Thomas... je poursuis, la gorge nouée. Si tu savais à quel point elle te ressemble quand elle... quand elle s’obstine. Elle a cette même lueur dans le regard, cette façon de ne jamais lâcher prise. Elle est... entière. Comme nous l’étions à l’époque.Je m’arrête net, le souffle court. Je
MORGANLe réveil a sonné beaucoup trop tôt, ou peut-être que c’est juste ma tête qui n’a jamais vraiment arrêté de tourner pendant la nuit. J’ai les paupières lourdes, comme si on avait versé du plomb sous ma peau, et un goût de fer au fond de la gorge. Dormir dans cette maison, depuis que maman n
MORGANNEJe descends les escaliers en traînant les pieds, mes chaussettes glissent sur le parquet ciré, ce bois trop brillant qui semble me dire de ne pas faire de vagues. En bas, dans l’entrée, Papa est déjà en mode « départ imminent ». Costume anthracite, montre qu’il consulte comme un oracle tou


















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