AdamLe message arrive un matin, glissé dans la poche de ma veste de travail.Je ne m'en rends pas compte tout de suite. La journée commence comme toutes les autres — réveil à l'aube, café noir dans la cuisine du garage, les Albanais qui ronflent encore derrière la cloison. Puis je descends au jardin, j'arrose les massifs, je taille les rosiers, je nettoie la fontaine. Des gestes mécaniques, répétitifs, qui laissent mon esprit libre de vagabonder.Libre de penser à elle.Depuis cette nuit sous le kiosque, nous nous sommes vus tous les jours. Pas seulement dans la serre, plus seulement en cachette. Elle descend au jardin chaque après-midi, s'assied sur son banc de pierre, et nous parlons. De tout, de rien, de la mer, des livres, de nos vies. Les domestiques s'habituent à voir Madame converser avec le jardinier. Certains doivent jaser, mais personne n'ose
Last Updated : 2026-06-18 Read more