AlessiaJe recommence la nuit.Le jour appartient encore à la maison, à ses habitudes, à ses domestiques, à ses convenances, à Leonardo surtout. Mais la nuit, quand les couloirs se vident, quand les lumières s’éteignent une à une derrière les portes closes, quand la villa semble enfin relâcher sa prise, quelque chose s’ouvre pour moi.Je descends parfois dans le petit bureau secondaire, celui qu’on utilise rarement, ou je reste dans le dressing, devant le coffre entrouvert, l’ordinateur posé sur une table basse recouverte d’un châle pour étouffer le bruit. J’ai développé en quelques jours tout un art de la discrétion. Je mémorise les grincements du parquet, les heures de ronde du veilleur extérieur, la façon dont la plomberie chante quand quelqu’un utilise une salle de bain à l&r
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