Les années passèrent encore. Les enfants de nos enfants naquirent, grandirent, se mirent à courir. La maison, un temps silencieuse après le départ d’Élodie, de Louis et de Gabrielle, se remplit à nouveau de bruits. Des petits pas, des petits rires, des petites voix.Léo, le fils d’Élodie, avait maintenant des frères et sœurs. Deux petites filles, Margaux et Chloé, qui lui couraient après dans le jardin, qui se cachaient dans les placards, qui posaient mille questions. Louis avait eu un garçon, Timothée, un enfant calme et rêveur, qui passait des heures à écouter son père jouer de la guitare. Gabrielle, devenue vétérinaire, avait adopté deux enfants – des jumeaux, une fille et un garçon, qu’elle avait nommés Émile et Joséphine.– Ils sont nombreux, disait Julien, assis dans son fauteuil, les regardant courir.– Ils sont vivants.– C’est la même chose.– Non. C’est différent.– Pourquoi ?– Parce que le nombre, c’est la quantité. La vie, c’est la qualité.– Et notre vie, elle est de qua
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