Chapitre 183KiraLa lumière des projecteurs est aveuglante, blanche, presque violente. Je cligne des yeux, m’y habitue peu à peu. Devant moi, une forêt de micros, de caméras, de visages tendus. Des journalistes du monde entier sont venus italiens, russes, français, anglais, américains. La salle de conférence de la tour Orlov, au quarante-troisième étage, est bondée. Les bancs en gradins sont noirs de monde. L’odeur du papier, de la transpiration, des parfums chers flotte dans l’air surchauffé. Les flashes crépitent par à-coups.Je suis debout derrière le pupitre en acajou, à côté de mon frère. Maksim porte un costume bleu marine, une cravate argentée, ses cheveux châtains coiffés en arrière. Il a les traits sérieux, mais ses yeux gris-vert brillent. Moi, j’ai choisi un tailleur bleu nuit, sobre, élégant, mes cheveux noirs relevés en chignon. Des perles fines à mes oreilles, les boucles de ma mère. Je ne tremble pas. Je suis une Orlova. Les Orlov ne tremblent pas.— Mesdames, messieur
最後更新 : 2026-06-10 閱讀更多