Chapitre 149ZelmiraLes semaines passèrent, puis les mois, et peu à peu, insensiblement, le vide laissé par le départ de Leonardo commença à se combler. Non pas qu'il nous manquait moins, non pas que son absence devenait plus légère, mais nous apprenions à vivre avec, à l'apprivoiser, à la transformer en quelque chose de doux plutôt que de douloureux. Ses lettres arrivaient régulièrement, de longues lettres remplies de détails sur ses cours d'architecture, sur ses professeurs, sur ses nouveaux amis, sur Paris qu'il découvrait avec des yeux émerveillés. Il nous parlait de Chiara, qui avait été acceptée aux Beaux-Arts et qui travaillait jour et nuit dans son atelier, de leurs promenades le long de la Seine, de leurs visites au Louvre, de leurs rêves d'avenir. Et chaque fois que je lisais ces lettres, mon cœur se gonflait de fierté, de joie, de gratitude.Alvise et moi, nous redécouvrions ce que c'était que d'être seuls tous les deux. Comme au début. Comme avant Leonardo. Comme à cette
Zuletzt aktualisiert : 2026-06-09 Mehr lesen