Alice gara la Hyundai bordeaux sur sa place habituelle au bas de l’immeuble des Arcades. Elle coupa le contact, mais resta un instant les mains posées sur le volant, le regard fixé sur les fenêtres éclairées de leur appartement, au deuxième étage. Dans l'habitacle soudainement silencieux, loin du bruit de Pragma et des embouteillages du boulevard des Alizés, la fatigue de la journée retomba d'un coup, et avec elle, le flot des pensées qu'elle avait tenté de contenir.C'était une impression étrange, presque physique. En frottant machinalement son bras contre sa veste, sa peau sembla réveiller un souvenir précis. Trois mois plus tôt, sur le parking du bureau, sous l’ombre d’un acacia, Christian s’était tenu là, debout contre sa berline noire. Il avait posé ses doigts
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