Se connecterAlice pensait avoir tourné la page de son passé. Dix ans après une histoire d’amour qu’elle croyait enterrée, Christian de Souza réapparaît. Charismatique, déterminé… et bien décidé à rencontrer le fils qu’il ignore avoir eu avec elle. Entre mensonges, secrets et un mariage à protéger, Alice se retrouve prise au piège entre deux hommes et une vérité impossible à cacher. Mais jusqu’où peut-elle aller pour protéger sa vie actuelle… sans tout perdre ?
Voir plusLe petit-déjeuner qui suivit immédiatement cet accueil matinal était une véritable institution au domaine des Marsaud. Ce n'était pas un buffet impersonnel où l'on se sert debout, mais une table. Une immense table en chêne massif, sombre et patinée par les décennies, ornée de imposants candélabres en fer forgé qu'on n'allumait jamais le matin. La lumière crue qui entrait à flots par les hautes fenêtres à petits carreaux suffisait largement à éclairer la pièce. C'était cette lumière si particulière de la Sologne en ce 18 avril, une clarté qui n'était pas belle au sens conventionnel du terme, mais qui possédait la texture unique des lisières de forêt : tamisée, un peu dorée malgré le ciel bas et couvert, comme filtrée par l'épaisseur de quelque chose de très an
Le réveil n'eut pas besoin de sonner. À six heures quarante-cinq, Kelma ouvrit les yeux sur le plafond blanc de sa chambre. La lumière du samedi morning était encore incertaine, une lueur claire qui peinait à traverser les rideaux de lin de son appartement parisien.Elle resta un moment immobile, les bras croisés derrière la tête, à écouter le silence de la pièce. C'était un silence rare, que le vrombissement lointain du boulevard Raspail n'arrivait pas à entamer. Elle laissa ses pensées dériver. Christian. Cela faisait plusieurs jours qu’il n’avait pas appelé. Pas d’esclandre, pas de menaces voilées concernant sa signature manquante sur le projet Alpha. Rien. Ce silence-là aurait dû l'inquiéter, mais ce matin, il lui pesait simplement comme un manteau trop lourd.
Tristan avait le front collé contre la vitre arrière du break. Dehors, la ville défilait en bandes sombres et jaunes. Les maquis commençaient à s'animer, les vendeuses de l'alloco s'installaient sous la lueur vacillante des lampes à tempête, et la fumée du charbon de bois montrait que la vie des autres continuait comme si de rien n'était.Mais à l'intérieur de la voiture, c'était le désert.Le garçon sentait le grand corps de Bruno bouger à chaque coup de volant, juste devant lui. Bruno n'avait pas allumé la radio. Il ne disait rien, mais sa façon de passer les vitesses, plus sèche que d'habitude, disait sa colère. Une colère sourde, qui n'était pas dirigée contre Tristan, mais contre
À quatorze heures trente, le banc public était devenu un îlot de chaleur étouffante au milieu de la place des Arcades. L'air était lourd, saturé par cette poussière fine qui flottait dans l'atmosphère et rendait le ciel blanc. Le mouvement des jambes de Tristan avait ralenti, ses baskets frôlant le sol poussiéreux dans un rythme de plus en plus découragé. Ses petites mains, moites, étaient enfoncées dans ses poches.Près du kiosque, Bruno n'avait pas bougé d'une semelle. Sa chemise en pagne léger collait à sa peau sous l'effet de la chaleur, mais son regard restait obstinément fixé sur l'avenue. Ce retard n'avait aucun sens. Christian De Souza avait remué le ciel et la terre, déployé des avocats et menacé leur existence même pour obtenir cette renc
Le mardi matin au cabinet de conseil d’Aureval avait l'odeur rassurante des dossiers suspendus, du papier fraîchement imprimé et du café chaud qui coulait dans la pièce du fond. C'était un parfum de normalité, un décor d'habitudes rigides qui, en temps normal, offrai
À l’autre bout d’Aureval, quelques heures plus tôt, dans une suite impersonnelle du grand hôtel de la place centrale, la matinée de Christian De Souza n’était pas moins lourde. Le silence de cette pièce anonyme était stérile, rythmé seulement par le ronronnement discret de la climatisation et le pa
Alice avait vingt-deux ans, et à cet âge-là elle n’avait pas encore appris que certaines intensités portent en elles leur propre fin.Elle était allongée contre lui, le souffle encore irrégulier, la peau parcourue de cette chaleur lente qui ne s’éteint jamais complètement, tandis que les doigts de
Christian nouait sa cravate pour la troisième fois.Pas parce qu'elle était de travers. Ses mains avaient simplement besoin de faire quelque chose pendant que sa tête faisait le reste.Dans le miroir, il voyait un homme prêt pour un dîner. Costume sombre, expression maîtrisée, la surface parfaite d


















Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.
commentaires