Chapitre 41ÉlénaJe panse sa blessure en attendant les secours, les mains couvertes de sang.Le gala n'est plus qu'un champ de ruines. Les invités ont fui ou se cachent, les hommes de Volkov ont disparu – repoussés par ma garde rapprochée, par les renforts appelés en urgence. Il ne reste que nous. Lui, allongé sur le parquet, le visage pâle, les yeux fermés. Moi, à genoux à côté de lui, les mains dans son sang.Les secours arrivent dans quelques minutes. Quelques minutes qui paraissent des heures. Je déchire ma robe – cette belle robe noire qu'il m'a offerte – pour faire un garrot, une compresse, quelque chose pour arrêter le sang qui coule, qui coule, qui coule.Mes mains tremblent.Elles sont rouges, collantes, tièdes. Son sang. La vie qui quitte son corps. Je presse le tissu sur la plaie, plus fort, encore plus fort, et il gémit, ses paupières battent.— Ne meurs pas, Soren. Ne meurs pas. Je te le défends.Il est pâle, me sourit faiblement.Ses lèvres s'étirent. Un sourire. Faible
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