Elena pleurait doucement, des larmes silencieuses qui coulaient sur ses joues et qu’il essuyait du bout des doigts, avec une tendresse maladroite qui ne lui ressemblait pas. Il aurait voulu lui dire tant de choses, lui expliquer, s’excuser, promettre. Mais les mots étaient inutiles, désormais. Les actes avaient parlé pour lui.– J’ai eu tellement peur, murmura-t-elle. Peur pour toi, peur pour nous, peur de tout perdre avant d’avoir pu te dire...– Chut. Pas maintenant. Pas ce soir. Ce soir, reposons-nous. Demain, quand tout sera fini, quand Raphaël sera arrêté et que la vérité aura éclaté, on parlera. On aura tout le temps.– Tu crois ?– J’en suis sûr.Il la guida doucement vers le canapé, l’aida à s’asseoir, lui apporta un verre d’eau. Puis il s’assit à côté d’elle, sans la toucher, respectant son espace, mais assez près pour qu’elle sente sa présence, sa chaleur, sa protection.Dehors, l’orage s’était complètement dissipé. Le ciel était clair, piqueté d’étoiles, et la lune se reflé
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