Un vrai baiser, cette fois. Pas un baiser sur la joue, pas un baiser fantôme. Un baiser appuyé, possessif, qui dure, qui dure, qui semble ne jamais vouloir finir. Ses lèvres écrasées contre les siennes, son corps plaqué contre le sien, sa main libre agrippée au revers de son smoking. Je reste pétrifiée, incapable de bouger, incapable de crier, incapable de faire autre chose que de regarder cette scène surréaliste qui se déroule sous mes yeux comme un cauchemar éveillé. Klaus repousse Valeska d'un geste brusque, ses deux mains sur ses épaules, ses yeux verts étincelant d'une colère que je ne lui ai jamais vue. — Tu es folle, dit-il en allemand, d'une voix basse et vibrante. — Non. Je suis lucide. Toi, tu es aveugle. Elle recule d'un pas, puis de deux, et son sourire est toujours là, intact, triomphant. Elle tourne les talons, ses escarpins claquant sur le gravier, et s'éloigne dans l'allée sans
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