Il m'attire contre lui, et nous restons debout un instant, enlacés, peau contre peau. Sa chaleur m'enveloppe, son odeur , bois de santal, transpiration, amour , emplit mes narines. Je pose ma joue contre son torse, et j'écoute son cœur battre sous mon oreille.— Douze milliards, je murmure contre sa peau.— Oui ?— On peut se payer un bon dîner, alors. Pas une soupe de légumes réchauffée.Il éclate de rire , un vrai rire, sonore, qui part du ventre et secoue ses épaules. Et c'est peut-être la première fois que je l'entends rire comme ça, sans retenue, sans masque, sans armure. Juste Klaus. Mon Klaus.— Tout ce que tu veux, dit-il. Du caviar, du champagne, des truffes, n'importe quoi.— Je veux juste un sandwich. Avec du bon pain, du fromage, et toi en face de moi.— C'est tout ?— C'est tout.Il m'embrasse sur le front, longuement, tendrement, et je sens ses lèvres qui s'attardent sur ma peau comme une bénédiction.Puis il enfile son boxer , je regrette immédiatement la vue de son cor
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