Chapitre 163Épilogue ÉlinaQuand vint mon tour, je me levai à mon tour, mes doigts serrés autour de mon verre, et je regardai Noam, cet homme qui avait changé ma vie, cet homme qui m'avait sauvée, protégée, aimée comme personne ne m'avait jamais aimée. Il se tenait debout près de sa chaise, sa haute silhouette se découpant contre la lueur des bougies, et je voyais dans ses yeux gris une émotion qu'il ne cherchait plus à dissimuler. Les bougies dansaient dans ses prunelles, et je vis qu'il retenait ses larmes, lui qui ne pleurait jamais, ou presque, lui qui avait affronté les pires dangers sans jamais trembler et qui, ce soir, devant tous nos amis, devant notre fille, devant notre petit-fils, laissait paraître son émotion, laissait tomber les masques, laissait parler son cœur. Je pris une longue inspiration, sentant le parfum des roses et de la lavande qui montait du jardin, et je commençai à parler, ma voix douce mais ferme.— Noam, quand je t'ai rencontré, je ne savais plus ce que
Ler mais