Chapitre 126AdrianLa nouvelle arrive un matin gris, un de ces matins d'hiver où le ciel est si bas qu'il semble toucher les toits, où la lumière est pâle et triste, où le froid s'infiltre par les fenêtres malgré le chauffage. Mon avocat m'appelle, sa voix est neutre, professionnelle, il m'annonce que Vivienne Cross est morte dans sa cellule pendant la nuit, d'une crise cardiaque. Elle était seule, comme elle l'a toujours été au fond, comme elle a choisi de l'être. Je le remercie, je raccroche, et je reste un long moment immobile, le téléphone à la main, debout au milieu du salon, sans savoir ce que je ressens.De la tristesse ? Non, pas vraiment. La tristesse suppose un attachement, un amour, et je n'ai pas aimé ma mère depuis très longtemps, peut-être depuis toujours. Du soulagement ? Peut-être un peu. Elle ne pourra plus jamais nous faire de mal, ni à moi, ni à Elara, ni à nos enfants. Elle ne pourra plus jamais manipuler, menacer, détruire. De la colère ? Non, la colère s'est éte
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