Chapitre 137ElaraHélène s'éteint paisiblement, un matin de printemps, dans la chambre du centre de convalescence où elle vivait depuis des années. Les derniers jours, elle avait cessé de parler, elle se contentait de sourire, de nous regarder, de tenir nos mains dans les siennes. Eléa et Gabriel étaient venus lui dire au revoir, elle avait caressé leurs joues, elle leur avait murmuré des mots que personne n'a entendus. Et puis elle s'est endormie, doucement, comme une bougie qui s'éteint sans un souffle.Adrian est à côté de moi, il me tient, il ne me lâche pas. Il ne dit rien, il ne cherche pas à me consoler avec des phrases toutes faites, il est juste là, présent, solide, inébranlable. Il me tient la main pendant la cérémonie, il me tient dans ses bras quand je pleure, il me prépare du thé le soir, il s'occupe des enfants, il répond aux appels, il reçoit les condoléances. Il ne s'efface pas, il ne s'impose pas, il est exactement là où il doit être, comme il a toujours su l'être de
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