Versus IILe bureau était devenu mon refuge. Pas un lieu de pouvoir, pas un espace de conquête. Juste un endroit où je pouvais m'asseoir, travailler, oublier. Les murs étaient couverts de dossiers, les écrans allumés en permanence, les téléphones qui sonnaient sans relâche. Un vacarme organisé, une agitation constante, une fuite déguisée en productivité.Je travaillais plus qu'avant. Beaucoup plus. Des journées de douze heures, parfois quatorze. Des week-ends entiers passés dans ce bureau, à signer des contrats, à relire des rapports, à répondre à des mails qui n'avaient aucune urgence. Je ne rentrais chez moi que pour dormir, et encore. Certaines nuits, je ne rentrais pas du tout.Les gens autour de moi l'avaient remarqué. Ma secrétaire, d'abord, qui me regardait avec une inquiétude qu'elle n'osait pas exprimer. Mes associés, ensuite, qui échangeaient des regards en coin quand je refusais de quitter le bureau à une heure décente. Les employés, enfin, qui chuchotaient sur mon passage,
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