CHAPITRE 36 : LES LARMES DE GABRIELÉliseIl est à genoux devant moi, et il pleure.Gabriel Mercier, l'héritier de l'empire pharmaceutique, l'homme aux yeux gris-vert qui m'a sauvée et détruite à la fois, est à genoux sur le carrelage de mon salon, et il pleure comme un enfant. Les larmes coulent sur ses joues, silencieuses, incontrôlables, et il ne fait rien pour les essuyer. Il reste là, immobile, les mains posées sur mes genoux, le visage levé vers moi, offert, vulnérable.Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire. J'ai passé sept ans à imaginer cet instant, à rêver de le voir souffrir autant que j'ai souffert, à espérer qu'il paie pour tout ce qu'il m'a fait subir. Et aujourd'hui qu'il est là, brisé, anéanti, je ne ressens aucune satisfaction. Aucune joie. Aucune vengeance accomplie. Rien que de la tristesse, et une infinie compassion.— Pardonne-moi, murmure-t-il d'une voix étranglée. Pardonne-moi, Élise. Je t'en supplie.— Gabriel, relève-toi.— Non. Pas avant que tu m
آخر تحديث : 2026-08-09 اقرأ المزيد