La paix était là, palpable, presque tangible. Mais c’était une fausse paix. Une paix de surface, une paix de verre, qui pouvait se briser au moindre geste, au moindre mot, au moindre verre jeté contre le mur.En repartant, Miryam serra Isabelle dans ses bras, plus longtemps que d’habitude.— Je suis contente que ça aille mieux, dit-elle.Mais ses yeux disaient autre chose. Ils disaient : Méfie-toi. Ne baisse pas la garde. Ce n’est qu’une trêve. Et Isabelle, qui connaissait ce regard depuis l’université, Isabelle détourna les yeux en souriant. Parce qu’elle ne voulait pas entendre ce que Miryam avait à lui dire. Elle voulait profiter de cette semaine de paix, de cette trêve fragile, de ce bonheur précaire qui ne durerait peut-être pas mais qui était là, maintenant, tout de suite.Elle referma la porte et retourna dans le salon, où Léo et Gédéon jouaient aux échecs en riant. Elle s’assit sur le canapé, les regarda jouer, et elle se dit que cette fois, c’était la bonne.Elle l’avait dit
最後更新 : 2026-07-07 閱讀更多