Ils traversèrent le club côte à côte, sans se toucher.Ce qui, chez eux, était souvent une forme plus obscène de proximité que la main la plus mal placée.Le salon du haut s’ouvrait sur un corridor de verre fumé qui dominait la salle principale. En contrebas, un pianiste jouait des variations trop propres pour être vraiment écoutées. Des rires montaient par vagues, vite étouffés par les tapis épais et la certitude générale que l’argent devait toujours amortir le bruit.Zélia avançait d’un pas mesuré, le regard droit, parfaitement consciente des yeux qu’elle attirait. Soren marchait à sa hauteur, la mâchoire tendue, d’une immobilité presque souveraine. On aurait dit un couple sortant d’une conversation parfaitement maîtrisée.Ce qui, évidemment, était faux.Avant d’atteindre l’escalier, une femme en noir, assise seule à une table latérale, adressa à Soren un salut de tête trop intime pour être innocent.Zélia s’arrêta.Très légèrement.Soren le sentit.— Non, murmura-t-il.— Non quoi ?
Terakhir Diperbarui : 2026-07-21 Baca selengkapnya