Je ne sais pas pourquoi je dis ça. Je ne sais pas si c'est à lui que je parle, ou à moi-même. Mais les mots sortent, doux, apaisants, comme une caresse. Il se calme peu à peu, sa respiration devient plus régulière, ses doigts se desserrent. Mais il ne lâche pas ma main.Je reste penchée sur lui, à veiller, à éponger, à prier pour que la fièvre tombe. Je prie, moi qui n'ai jamais prié. Je prie pour cet homme qui m'a rejetée, qui m'a traitée d'erreur, qui me repousse autant qu'il m'attire. Je prie pour lui, pour moi, pour cette chose fragile qui naît entre nous.À l'aube, enfin, la fièvre cède.Il ouvre les yeux.Leurs regards se croisent. Le temps s'arrête. Il est si proche que je sens son souffle sur mes lèvres, si proche que je pourrais l'embrasser en me penchant d'un centimètre.— Vous êtes restée, murmure-t-il.Sa voix est faible, enrouée, mais dans ses yeux, il y a quelque chose de nouveau. Quelque chose qui ressemble à de la
Last Updated : 2026-09-10 Read more