ÉliseJe me réveille seule.La première chose que je remarque, c'est le froid. Les draps sont glacés à côté de moi. La place qu'occupait Arthus est vide. Je tends la main, espérant sentir encore sa chaleur, mais il n'y a rien. Rien que le drap froissé, l'oreiller abandonné, le vide.Je me redresse. La lumière du matin filtre à travers les rideaux, pâle, grise, triste. L'orage est passé. Le monde est silencieux. Trop silencieux. Un silence qui me serre la gorge, qui me donne envie de hurler.Je cherche des yeux quelque chose, n'importe quoi, un signe de sa présence. Et je le vois. Sur la table de chevet. Un morceau de papier, plié en deux, posé contre la bougie éteinte. Je le prends. Mes doigts tremblent. Je le déplie. Une écriture fine, élégante, tracée à l'encre noire.« Pardonnez-moi. »Deux mots. Deux mots seulement. Pas d'explication. Pas de justification. Pas de promesse. Juste ces deux mots, comme une gifle, comme
Last Updated : 2026-09-11 Read more