L’aube était là. Le jour se levait sur la cour, gris d’abord, puis rose, puis blanc. Michaël n’avait pas bougé. Il était resté assis au bord du lit, les coudes sur les genoux, le regard fixé sur la porte. Il attendait. Il ne savait pas quoi. Un bruit, un cri, un signe.Hermine l’avait fait partir trop tôt la veille. Il aurait voulu rester, se cacher dans un coin de sa chambre, attendre Rach avec elle, l’affronter avec elle. Mais elle avait insisté. « C’est mon combat, pas le tien. S’il te voit, il deviendra fou. Laisse-moi lui parler seule. »Il avait obéi. Il obéissait toujours.Les heures passèrent, lentes, interminables. Michaël tournait en rond dans sa chambre, incapable de rester en place. Il s’asseyait, se levait, allait à la fenêtre, regardait le portail, revenait s’asseoir. Le téléphone était posé sur la table, silencieux, inutile. Hermine ne pouvait pas l’appeler. Rach serait là d’une minute à l’autre.Vers dix heures, un message arriva. « Il est là. Ne t’inquiète pas. Je t’a
Last Updated : 2026-08-19 Read more