FiorenzaLe message arrive en fin de matinée, alors que je suis en train d'assembler un bouquet de pivoines pour la suite d'une princesse saoudienne. Signora Gallo entre dans l'atelier, son tailleur gris perle impeccable, ses cheveux argentés tirés en un chignon si serré qu'il étire ses traits. Elle ne me regarde pas. Elle regarde le bouquet, les fleurs éparpillées sur la table, les pétales tombés sur le sol de pierre.— Mademoiselle De Luca. Monsieur Ravelli vous attend dans son bureau. Ce soir, vingt heures précises.Ma main se fige sur la tige que j'étais en train de couper. Le sécateur reste suspendu en l'air, immobile, comme si le temps s'était arrêté.Monsieur Ravelli. Valerio Ravelli. Le propriétaire. L'homme de l'ascenseur. L'homme dont j'ai rêvé cette nuit, dont les yeux noirs me poursuivent depuis trois jours, dont le portrait me fixe chaque matin quand je traverse le hall.— Monsieur Ravelli ? je répète, la voix mal assurée. Pourquoi ?— Je ne suis pas sa secrétaire, mademo
Zuletzt aktualisiert : 2026-08-11 Mehr lesen