Chapitre 9MaëlysLe parc est rempli de lumière douce, et l'air sent l'herbe coupée et la barbe à papa. Maman a posé une grande couverture sur l'herbe, près des balançoires. On a enlevé nos chaussures, Naël et moi, et on a commencé à jouer au ballon. Maman rit, elle court avec nous, ses cheveux volent dans le vent. Elle est belle quand elle rit, et pendant un moment, elle n'a plus l'air fatiguée.— Attrape, Maëlys !Le ballon rouge file vers moi, je le rattrape de justesse, je le lance à Naël. Il tombe, se relève en riant, ses genoux pleins d'herbe. Maman s'assoit sur la couverture, sort son téléphone, mais elle nous regarde par-dessus l'écran, un sourire aux lèvres.— On dirait deux petits kangourous, dit-elle.— On est des guépards, corrige Naël, essoufflé.— Des guépards très lents, alors, je me moque.Il me tire la langue, repart en courant. Je le poursuis, le ballon sous le bras. Le soleil chauffe ma nuque, l'herbe est douce sous mes pieds. Tout est simple, léger, comme dans les
Última actualización : 2026-09-02 Leer más